Monday, October 20, 2008

Les droits de scolarité asymétrique | Asymetrical tuition fees

Je publie ce matin une Note économique qui propose de fixer les droits de scolarité universitaires en fonction du coût de formation des différents domaines d'étude dès 2012. Si on fixait les droits de scolarité à 38 % du coût de formation, qui correspond au pourcentage actuellement assumé par les étudiants en administration et en sciences humaines, cela permettrait d'augmenter de 110 millions le financement des universités québécois. À noter qu'avec ce plan, 47 % des étudiants verraient leurs droits de scolarité inchangés ou diminués et que la moyenne des droits de scolarité serait de 2500 $ à terme. Les étudiants en médecine vétérinaire seraient ceux qui paieraient le plus (12 528 $) alors que ceux en lettre paieraient le moins (1687 $). Pour amoindrir l'effet négatif d'une hausse des droits de scolarité, cette réforme devrait être mise en place avec un programme de remboursement proportionnel au revenu (RPR).
Vous pouvez consulter un compte rendu de l'étude sur cyberpresse.
Vous pouvez consulter l'étude complète sur le site de l'IEDM.
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This morning, I am publishing a study recommanding to charge university tuition fees in proportion of the cost of formation, beginning in 2012. If tuitions fees were 38 % of the cost of formation, which is the percentage actually paid by student in management and in social sciences, it would allow to raise 110 millions more to finance Quebec universities. It is noticeable that this plan would leave the amount paid by 47 % of the students unchanged or diminished and that the averag tuition fees would be 2500 $ a year at the end of the reform. Veterinaries would pay the higher tuition fees (12 528 $) and people studying in litterature would pay the least (1687 $). To offset negative effects on poor students, that reform should be implemented together with an Income-based student loan repayment program.
You can read the complete study on the MEI's website.

1 comment:

Pierre Guérin said...

D’après moi, les subventions à accorder aux étudiants ne doivent pas être basées sur les coûts réels des études, ni sur les rendements obtenus par les diplômés sur le marché du travail. Elles devraient être basées sur le rendement (dont fiscal) obtenu par la société avec de telles subventions.

Mais accorder de telles subventions nécessite quand même qu’on accepte les iniquités qu’elles ne peuvent qu’engendrer. J’invite les lecteurs intéressés à en savoir davantage à lire mon texte «« Les subventions aux étudiants sont justifiées par les impôts additionnels plus que compensatoires qu’ils paient une fois diplômés ». Vraiment?» affiché le 8 janvier 2009 sur mon blogue lecrible.blogspot.com

D’autre part, rien ne permet d’affirmer que des hausses des droits de scolarité se traduiraient nécessairement par des hausses du financement universitaire (le gouvernement pourrait couper ses subventions d’autant).
Le sous financement des universités pourrait également être corrigé même si les études universitaires étaient gratuites pour les étudiants.
Tout dépend des priorités gouvernementales.
Personne ne soutient que le sous-financement du réseau scolaire (écoles primaires et secondaires) provient du fait que les élèves n'y paient aucun frais de scolarité.