Tuesday, April 12, 2005

Corruption et financement des partis politiques | Corruption and Political Parties funding

Comme je l'ai écrit dans les page du quotidien Le Devoir de ce matin, je crois que Bernard Landry et le Parti Québécois font fausse route en évoquant la possibilité de confier à l'État le financement des partis politiques. Pour ceux qui souhaitent lire le texte, j'ai créer un lien dans la section "Les dernières entrevues". Je voudrais ici aller un peu plus loin que le texte et aborder un élément que je n'ai qu'effleuré dans mon article: cette propension du PQ de survaloriser l'interventionnisme de l'État.

Je crois sincèrement que le scandale des commandites nous enseigne que plus il y d'argent en circulation dans les programmes gouvernementaux, plus la chance est grande qu'il y aie un détournement, dans le cadre d'un système organisé ou non. Qui plus est, l'interventionnisme en termes de transferts monétaires du gouvernement vers des particulier a souvent échoué à atteindre les objectifs visés.

Au-delà du financement étatique, je trouves dommage que le PQ se cantonne dans ce genre de positions qui tendent vers un interventionnisme toujours accru de l'État. Il y a moyen de faire mieux à moindres coûts, comme je l'explique dans l'article. Le PQ a maintenant choisi une gauche dogmatique, ancrée dans le passé des années 70, mal adapté aux défis du nouveau siècle. Pourtant, d'autres progressistes ont démontré qu'on pouvait concilier la gauche et l'efficacité. Tony Blair est un exemple de cette "nouvelle gauche" efficace.

Certains prétendent que le PQ se radicalise à gauche sous l'emprise d'une aile "sociale-démocrate" à laquelle doivent se plier les dirigeants du parti. Je n'y crois pas. Je crois que les membres du PQ sont en droit de s'attendre à un véritable leadership de leur dirigeants. Dans mon esprit, l'intégration d'un club au sein du PQ (je parles ici de SPQ-Libre), est inacceptable. Son acceptation tacite par les dirigeants du PQ est encore pire! On cautionne la prise en otage d'un parti politique par les lobbies de gauche. Cette passivité des instances péquistes n'est surement pas étrangère à cette dogmatisation du PQ.

Comme vous le savez, j'essai toujours de critiquer en apportant des éléments de solution. Ce que je propose ici, c'est de passer d'un mode interventionniste basé sur les subventions vers un mode basé sur les incitations économiques. Le principe fondamental est que les individus peuvent changer leurs comportements si on leur donne les bonnes incitations, souvent en modifiant le coût ou les bénéfices d'entreprendre ou non une certaine activité. L'exemple que je donne dans mon article de ce matin est probant à cet effet. Je vous invite aussi à consulter l'autre article que j'ai publié dans Le Devoir: "Vers un problème de financement aigu". Il traite du financement des écoles privées et des commissions scolaires. Finalement, vous pouvez aussi aller voir le livre de Becker que j'ai ajouté dans ma liste de livres.

C'est pourquoi je me reconnais de moins en moins dans le PQ actuel, malgré que je demeure souverainiste. Le compromis sur mes "autres valeurs" est simplement au-delà de ma capacité d'acceptation. Que le PQ doive pencher à gauche, d'accord. Mais j'ai suffisamment péché par dogmatisme, qu'aujourd'hui je comprend combien les dogmatismes peuvent être dommageables.

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There is an important debate actually in Canada about corruption and the funding of political parties. The Liberal Party of Canada, which is in power for more than 10 years now, has allegedly stolent publics funds by a well organized structure of public sudsidies. Some politicians have proposed to rely on the Public sector to fund the political partie. I think it's the easy but bad solution. A better one would be to rely on the incentives of individuals.

Basically, what I say in that article is that we are better to change the incentives of individuals involved in corruption. First, we must increase the probability to be caught for corruptors. Then, we have to increase the cost of corruption by increasing the fines and jail term the corruptors are facing if they are caught. That's the most efficient way to avoid corruption and scandals.

Finally, in th french part of that topic, I denounce the way some quebecois politicians value the State interventionism. It is a left-wing extremist policy to believe that the government can solve all the problems of the society by increasing its share of funding. Many papers shown that direct transfers from governement are unreliable and often miss the target. I do think the governement interventions should rely on giving the right incentives to the individual. On that particular topic, you should read the book from Becker I put in my Book List.

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