Veuillez prendre note que, dû à des déplacements nombreux au cours de la période estivale, mes messages seront moins nombreux au cours de la période estivale. Néanmoins, j'essaierai de me connecter régulièrement pour commenter l'actualité politique et répondre à vos commentaires.
Bon été,
Matt
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Please, note that since I'll be away frequently this summer, my posts will be less numerous for the holiday period. However, I'll try to get connected regularly to comment political news and answer your comments.
Have a good summer,
Matt
Sunday, May 28, 2006
Le « modèle » revu
Avec la « social-démocratie concurrentielle », on s’achemine vers une nouvelle compréhension du modèle québécois
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
« Insipidité navrante des discours», « cynisme et démagogie », « négligence du mérite et de la compétition » au profit de la « médiocrité et de l’insouciance », « crise de la gouvernance »... Les expressions ont abondé au cours des dix derniers mois de cette chronique pour décrire le malaise profond qu’éprouvent les citoyens face au processus politique. Critiqué par les uns, louangé par les autres, le modèle québécois semble dorénavant incapable de traduire la volonté des citoyens en actions concrètes.
Craintifs de voir leurs valeurs bafouées, les Québécois transforment désormais le moindre enjeu en « choix de société ». Ce faisant, ils perdent de vue la finalité d’un projet et s’enlisent plutôt dans des débats stériles sur les façons de le matérialiser. Ainsi, le projet du CHUM s’est embourbé dans une polémique sur son lieu de construction et le développement d’un complexe immobilier dans Saint-Henri a risqué s’achopper sur les locaux à réserver aux groupes sociaux. Comme s’il était plus important de digresser sur l’emplacement d’un hôpital et les bureaux des groupes communautaires que de soigner des malades et loger des familles démunies!
Effervescence politique
Dans un livre à paraître prochainement, l’économiste Marcel Boyer, titulaire de la Chaire Bell Canada de l’Université de Montréal et fellow du CIRANO et du C.D. Howe Institute, présente sa solution à l’immobilisme du modèle social-démocrate actuel. Son modèle de social-démocratie concurrentielle, dont les principes ont été fixés dans un rapport sur la performance économique du Québec en janvier dernier, s’articule autour de la nécessité de laisser au gouvernement la responsabilité de déterminer les besoins prioritaires en biens et services publics ainsi que de recourir aux mécanismes de concurrence pour satisfaire ceux-ci.
En soi, la publication d’un livre sur la « social-démocratie concurrentielle » est un événement. Il y a à peine quelques mois, il aurait été impensable de questionner aussi ouvertement les dogmes dans lesquels la société québécoise se conforte depuis longtemps. En 1998, Jean Charest n’a-t-il pas dû reculer précipitamment après avoir oé prétendre que le modèle québécois vieillissait mal? De plus en plus de personnalités du monde politique, universitaire et artistique s’élèvent pour réclamer du changement sur le fond plutôt que dans la forme. Il était temps! La multiplication des groupes de réflexion et des essais à teneur politique sont autant de témoignages de l’effervescence qui entoure la mutation politique que vit présentement le Québec.
Faire tomber les mythes
Le rôle de ces « empêcheurs de tourner en rond » est précisément de faire œuvre de pédagogie pour expliquer en quoi il est possible d’aspirer à mieux et ainsi déboulonner les carcans idéologiques dans lesquels s’enferment les Québécois. Le réflexe opposant constamment le secteur privé au secteur public en niant tout autre forme d’alternative est de ceux-là. On oublie trop souvent qu’un des plus grand succès financier du Québec, le Mouvement Desjardins, est né d’une coopérative qui s’est taillée une place enviable à l’échelle Nord-Américaine. On néglige également le grand nombre de CPE, de logements locatif et de librairies collégiales et universitaires qui sont gérés par des coopératives de service. Bref, on omet de mentionner que, dans bien des cas, des organisations, ni gouvernementales, ni privées, ont décidé de jouer le jeu de la concurrence et ont remporté leur pari au point de supplanter les firmes privées.
Immanquablement, cette nouvelle façon d’aborder les questions économiques et sociales viendra confronter la méfiance viscérale des Québécois envers la compétition. Et c’est tant mieux! Car disons les choses comme elle sont : si les industries québécoises sont si performantes qu’on le claironne, pourquoi avoir peur de les laisser se frotter aux géants internationaux? L’entente de gré à gré pour confier la construction des wagons du métro de Montréal à Bombardier est le dernier exemple en lice de décision publique douteuse dictée par cette insécurité déraisonnable.
À n’en pas douter, l’œuvre de Marcel Boyer, et les autres initiatives semblables qui la suivront certainement, remettront en question la conception actuelle qu’on se fait du modèle québécois. Force est également d’admettre qu’elles s’inscrivent dans un contexte plus large d’évolution politique vers l’acceptation d’une pluralité de points de vue au sein de la société. Et ça, c’est de très bon augure pour la qualité des débats publics! Le Québec ne peut qu’en sortir gagnant.
Faites-nous savoir votre opinion :
forum@lapresse.ca
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
« Insipidité navrante des discours», « cynisme et démagogie », « négligence du mérite et de la compétition » au profit de la « médiocrité et de l’insouciance », « crise de la gouvernance »... Les expressions ont abondé au cours des dix derniers mois de cette chronique pour décrire le malaise profond qu’éprouvent les citoyens face au processus politique. Critiqué par les uns, louangé par les autres, le modèle québécois semble dorénavant incapable de traduire la volonté des citoyens en actions concrètes.
Craintifs de voir leurs valeurs bafouées, les Québécois transforment désormais le moindre enjeu en « choix de société ». Ce faisant, ils perdent de vue la finalité d’un projet et s’enlisent plutôt dans des débats stériles sur les façons de le matérialiser. Ainsi, le projet du CHUM s’est embourbé dans une polémique sur son lieu de construction et le développement d’un complexe immobilier dans Saint-Henri a risqué s’achopper sur les locaux à réserver aux groupes sociaux. Comme s’il était plus important de digresser sur l’emplacement d’un hôpital et les bureaux des groupes communautaires que de soigner des malades et loger des familles démunies!
Effervescence politique
Dans un livre à paraître prochainement, l’économiste Marcel Boyer, titulaire de la Chaire Bell Canada de l’Université de Montréal et fellow du CIRANO et du C.D. Howe Institute, présente sa solution à l’immobilisme du modèle social-démocrate actuel. Son modèle de social-démocratie concurrentielle, dont les principes ont été fixés dans un rapport sur la performance économique du Québec en janvier dernier, s’articule autour de la nécessité de laisser au gouvernement la responsabilité de déterminer les besoins prioritaires en biens et services publics ainsi que de recourir aux mécanismes de concurrence pour satisfaire ceux-ci.
En soi, la publication d’un livre sur la « social-démocratie concurrentielle » est un événement. Il y a à peine quelques mois, il aurait été impensable de questionner aussi ouvertement les dogmes dans lesquels la société québécoise se conforte depuis longtemps. En 1998, Jean Charest n’a-t-il pas dû reculer précipitamment après avoir oé prétendre que le modèle québécois vieillissait mal? De plus en plus de personnalités du monde politique, universitaire et artistique s’élèvent pour réclamer du changement sur le fond plutôt que dans la forme. Il était temps! La multiplication des groupes de réflexion et des essais à teneur politique sont autant de témoignages de l’effervescence qui entoure la mutation politique que vit présentement le Québec.
Faire tomber les mythes
Le rôle de ces « empêcheurs de tourner en rond » est précisément de faire œuvre de pédagogie pour expliquer en quoi il est possible d’aspirer à mieux et ainsi déboulonner les carcans idéologiques dans lesquels s’enferment les Québécois. Le réflexe opposant constamment le secteur privé au secteur public en niant tout autre forme d’alternative est de ceux-là. On oublie trop souvent qu’un des plus grand succès financier du Québec, le Mouvement Desjardins, est né d’une coopérative qui s’est taillée une place enviable à l’échelle Nord-Américaine. On néglige également le grand nombre de CPE, de logements locatif et de librairies collégiales et universitaires qui sont gérés par des coopératives de service. Bref, on omet de mentionner que, dans bien des cas, des organisations, ni gouvernementales, ni privées, ont décidé de jouer le jeu de la concurrence et ont remporté leur pari au point de supplanter les firmes privées.
Immanquablement, cette nouvelle façon d’aborder les questions économiques et sociales viendra confronter la méfiance viscérale des Québécois envers la compétition. Et c’est tant mieux! Car disons les choses comme elle sont : si les industries québécoises sont si performantes qu’on le claironne, pourquoi avoir peur de les laisser se frotter aux géants internationaux? L’entente de gré à gré pour confier la construction des wagons du métro de Montréal à Bombardier est le dernier exemple en lice de décision publique douteuse dictée par cette insécurité déraisonnable.
À n’en pas douter, l’œuvre de Marcel Boyer, et les autres initiatives semblables qui la suivront certainement, remettront en question la conception actuelle qu’on se fait du modèle québécois. Force est également d’admettre qu’elles s’inscrivent dans un contexte plus large d’évolution politique vers l’acceptation d’une pluralité de points de vue au sein de la société. Et ça, c’est de très bon augure pour la qualité des débats publics! Le Québec ne peut qu’en sortir gagnant.
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Wednesday, May 17, 2006
Hypocrisie à Bonn | Hypocrisy in Bonn
Disons les choses comme elles sont: il y a un bon fond d'hypocrisie derrière les complaintes de l'opposition officielle à la Chambre des Communes sur la politique du gouvernement Harper. Les partis d'opposition savent parfaitement qu'il est politiquement rentable pour eux de faire leur profession de foi envers Kyoto, sans que cela ne leur fasse assumer aucun coût. Ils savent également que c'est le gouvernement qui paiera le prix, peu importe ce qu'il fera:
S'il poursuit avec sa politique tiède envers Kyoto, il passera pour celui qui terni l'imagi idyllique du Canada sur la scène internationale face aux électeurs. Si, toutefois, il adopte Kyoto et s'assure de l'atteinte des objectifs du Canada, alors il paiera un prix encore plus grand puisqu'il sera impossible d'atteindre ces objectifs avec de simples mesures incitatives. Respecter Kyoto, ça veut dire un prix de l'essence encore plus élevé, une surveillance accrue des entreprises et de certains particulier (dont les automobilistes) et l'achat à fort coût de droits de polluer. Étrangement, l'opposition s'est prononcé farouchement contre toutes ces mesures, les seules susceptibles de rapprocher le Canada de ses objectifs! Bref, les partis de l'opposition font carrément preuve de mauvaise foi.
D'autre part, les pays Européens, l'Allemagne en tête, ont beau critiquer la nouvelle position du Canada. Ces pays n'ont pas eu à faire face à un gouvernement qui croyait pouvoir atteindre les objectifs du traité par la pensée magique. En ce sens, entendre Stéphane Dion s'offusquer de voir les tories défaire ce qu'il a péniblement (sic) fait est une véritable farce. La grande réussite sur laquelle Dion table présentement est d'avoir convaincu les Américains de "poursuivre le dialogue de façon non contraignante". Aussi bien dire qu'il a invité George Bush à prendre le thé!
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Let's say it as it is: there is a good basis of hypocrisy going on with the complaints of the opposition at the House of Common against the Harper's environmental policy. The opposition parties perfectly know that it is politically paying to be in accord with Kyoto and the cost will be incurred by the government whatever it does in this matter:
If Harpers stands on his positions, he will be perceived as the bad PM doing everything he can to waste Canada's good international reputation. However, if he takes the gamble of Kyoto, he will lost a large part of its political support, since Kyoto cannot be attained by incentive measures. What Kyoto means is more expensive gas, firms and individuals watching and buying costly pollution permits. What's most surprising is that the opposition parties are against all those measures, the only ones susceptible to make Kyoto feasible in Canada! Then, they are just prooving their bad will!
European countries can denounce the new Canadian position on environement, but they haven't tolerated a government which wanted to attain its aims by positive thinking! This way, hearing Stephane Dion crying over the tories dismantelling all he has done is a real joke! The only thing he did was to convince Washington to "pursue the dialogue on a non contraining basis". In other words, he invited George Bush to have a cup of tea, nothing else!
Friday, May 12, 2006
Les limites du libre-échange | Free trade limits
L'anonce d'une entente de gré à gré avec Bombardier pour la confection des wagons du métro de Montréal, par le gouvernement Charest, est politiquement très avisée. Si la restriction du commerce, comme dans un achat public sans appel d'offre, n'est généralement pas souhaitable; on ne peut faire fi des conditions du marché Nord-Américain en la matière.
Il se trouve effectivement des commentateurs, comme Vincent Marissal et Michèle Boisvert, pour dénoncer le fait que cette annonce constitue un limitation du libre-échange. Sur un plan strictement théorique, ils ont raison. Mais come on! qui croit encore aujourd'hui qu'un libre-échange à 100%, bien que souhaitable, soit réalisable?
Marissal dénonce particulièrement que la limitation donnera une mauvaise réputation au Québec sur les marchés internationaux. Comme si nous étions les seuls! La France protège son industrie agricole au maximum alors que les Américains ont inscrit le protectionnisme dans le "Buy American Act". Que celui qui n'a jamais péché nous jette la première pierre! Par ailleurs, le décret ministériel contient des mesures pour prévenir les excès.
Cette annonce du gouvernement Charest est donc une bonne nouvelle. Elle permettra de maintenir des emplois bien rémunérés en région pour plusieurs années, encouragera une entreprise d'ici qui a largement souffert récemment et permettra d'utiliser un savoir faire pour lequel le Québec est particulièrement productif (la seule autre entreprise à produire des wagons de métro sur roue est la français Alstom). Bref, les chroniqueurs auraient peut-être avantage à sortir de leur bulle idéale pour confronter leurs idées à la réalité. Quoiqu'ils en disent, accorder ce contrat à Bombardier était la chose à faire!
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Announcing that Bombardier will obtain the contract to build the new Montreal's underground wagons was politically very good. If a restricted trade is generally bad, in that particular case the government had to take into account the real market conditions.
Some columnists, such as Vincent Marissal and Michèle Boisvert in La Presse, denounced that deal between the Governement of Quebec and Bombardier. If they are theoretically right, their position cannot stand in reality. Even though 100% free trade is better, I wonder who think it's feasible nowadays?
Marissal wrote that he was worried that the trade limitation would make the Quebec reputation on international markets worst. As if we were the only ones to restrict trade! France is highly protecting its agricultural industry, while the Americans wrote the very concept of protectionnism in the "Buy American Act"! In addition, the government has anticipated probable excess and has adopted measures to prevent it.
The Charest's decision is then good. It will allow to maintain highly paid jobs in regions for years, to encourage a firm strongly affected by the economic conditions recently and to maintain Quebec's advantage in the industry (the only other firm building pneumatic wagons in the world is the French Alstom). In short, may be the columnists should go out and observe the reality. Whatever they could say, that decision was the good one for Quebec.
Thursday, May 11, 2006
Prochaine station: Beaubien-Coke | Next station: Beaubien-Coke
Selon un sondage de cyberpresse, qui a cours actuellement, près de 50% des visiteurs s'opposeraient à la vente du nom de certaines stations du métro de Montréal à des compagnies. La Société de transport de Montréal (STM) prévoit pour sa part qu'une telle mesure rapporterait entre 6 et 10 millions de dollars et toucherait une quinzaine de stations (source: La Presse).
Bien que peu surprenante étant donné le climat d'immobilisme qui sévit au Québec, cette opposition est plutôt incompréhensible. Effectivement, un précédent existe déjà en matière de "location" du nom de station de métro. Si plusieurs stations portent de nom d'entreprises qu'elles ont pour but express de désservir, comme la station Université-de-Montréal ou Berry-UQAM, il en va tout autrement de la station Longueuil-Université-de-Sherbrooke qui constitue un exemple de ce type de location.
Il y a quelques années, lors du changement de nom de la station Longueuil, l'Université de Sherbrooke avait plaidé une concurrence déloyale due à la publicité que procurait les stations de métro au nom de ses concurrents. Son objectif était définitivement mercantille, mais peu s'étaient insurgés contre cette manipulation d'un service public. Il est maintenant plutôt contradictoire de voir une opposition vive au projet de la STM alors que, de fait, le nom des stations de métro est déjà en location depuis plusieurs années!
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According to an actual cyberpresse poll, a majority of visitors would be in opposition with the Montreal Transportation Society to rent or sell the name of a selection of metro stations. The Transportation Society expect that measure will raise between 6 and 10 million dollars and touch about 15 stations (source: La Presse).
While not surprising, that opposition is hardly understandable. In fact, there are precedents of renting the name of a metro station. If the link between the University of Montreal and UQAM and the station close to them is clear, the link between the University of Sherbrooke and the station Longueuil is less obvious.
A few years ago, the University of Sherbrooke was denouncing an unequitable competition from the other Montreal's universities which had a metro station with their name. Clearly, its aimes were business oriented and corporate, but nobody was against the renaming of a metro station. It is now contradictory to be in opposition to the new project while there is that important preceeding...
Wednesday, May 10, 2006
La bonne cause | The good cause
Mentionnons-le d'entrée de jeu: l'organisme Father-4-Justice ont une bonne cause entre les mains. Leur problème se situe plutôt au niveau de la crédibilité et de l'aliénation de leur public cible!
Effectivement, on ne peut s'objecter à une plus grande équité dans le cas de la garde d'enfants quand deux parents se séparent. Cela garantirait un meilleur équilibre pour l'enfant. Là où Father-4-Justice erre, c'est dans ses moyens d'action: rocambolesques et lourds de conséquences pour ceux qu'ils tentent justement de convaincre. Bref, pénibles et carrément inappropriés; comme cet homme qui est (jusqu'à nouvel ordre) encore en haut d'un panneau publicitaire du pont Jacques-Cartier. (Mentionnons au passage que Father-4-Justice a nié toute implication, mais le geste d'éclat de l'homme a des effets touts aussi pervers sur la cause que si c'était l'organisme lui-même qui avait planifié le coup)
On peut certainement justifier ces actions dérangeantes et mal adaptées. Les mettre sur le compte de la panique et de l'inexpérience en revendication. Ce qui est difficilement justifiable et encore moins pardonnable, c'est que par insouciance ces hommes gaspillent le capital de sympathie dont bénéficie généralement leur juste cause. Messieurs! resaisissez-vous et prenez des moyens plus socialement acceptables pour une cause socialement très juste...
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Let's say it straight: Father-4-Justice has a good cause by defending fathers who can't meet their children. The F4J's problem is of another order: marketing and credibility.
We objectively can't be against the right for fathers to raise their children. It's better for everybody, the youngster at first by giving him a better stability. Where F4J are losing their battle is in their choice of action. By making stricking actions, without any proportion with the problem they denounce, F4J are just being inappropriate and deter anybody to join their cause, just like that poor man on the advertisement board near the Jacques-Cartier bridge at the moment. (By the way, F4J has denied any involvement in that action, but the effect on the opinion and the cause is the same as if they were involved.)
We can certainly understand and forgive the actions driven by the panic and stress one live with while forbidden to see his children. However, it is hardly forgiveable for a group of mature men to waste all the public sympathy over their cause only for the sake of publicity. Gentlemen, please! Be smarter and choose your action in a more socially fashionnable way.
Monday, May 08, 2006
L'air du temps | The forerunner
Mario Dumont est habile pour flairer l'air du temps au Québec. Sa sortie de la fin de semaine sur le beau risque renouvellé (réponse au fédéralisme renouvellé de Stephen Harper?!) et sur l'accueil hypothétique qu'il réserverait à Lucien Bouchard au sein de l'ADQ en font foi. Mais il y a un revert à toute médaille: cette habileté l'a aussi porté à couler son parti.
Encore une fois, il aura été un précurseur des autres politiciens en sentant le changement dans la population avant les autres. Il est indéniable que le Québec est en proie à un Harpermanie et le fédéralisme renouvelé n'y est pas étranger. Dumont a donc proposé de faire une nouvelle fois le beau risque. En juxtant à cette proposition un appel formel à Lucien Bouchard à joindre les rangs de l'ADQ, il a jumelé une idée populaire au politicien le plus populaire du Québec (malgré qu'il soit hors de la politique active depuis plusieurs années!).
Encore une fois, il aura été un précurseur des autres politiciens en sentant le changement dans la population avant les autres. Il est indéniable que le Québec est en proie à un Harpermanie et le fédéralisme renouvelé n'y est pas étranger. Dumont a donc proposé de faire une nouvelle fois le beau risque. En juxtant à cette proposition un appel formel à Lucien Bouchard à joindre les rangs de l'ADQ, il a jumelé une idée populaire au politicien le plus populaire du Québec (malgré qu'il soit hors de la politique active depuis plusieurs années!).
Or, c'est cette manie de suivre l'air du temps qui a coulé Mario Dumont et son ADQ. Malgré une grande capacité politique, Mario Dumont est passé du statut de relève montante à celui d'étoile morte. S'il n'avait pas agit en queue de veau comme il l'a fait, il a fort à parier que son parti récolterait plus que les 2% récoltés lors des deux dernières élections partielles.
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Mario Dumont, the leader of Action Démocratique of Quebec party is a real forerunne in terms of predicting the new trends fashionnable among the population. His new position about the renewed "beau risque" in response to Stephen Harper's open federalism and his proposition to former PM Lucien Bouchard to join ADQ's team are the last examples of his great political sense. However, every medal has its drawback and this one is huge!
Once again Dumont's been a real forerunner by integrating before any other politician the positive mood of the population in favour of Harper's deal. It's now clear Quebecois are having a true Harpermania and the renewed federalism isn't completely innocent to that. By joining the new "beau risque" to a call to Lucien Bouchard to join the ADQ, Dumont has juxtaposed the most fashionable ideas of Quebec's politics at the moment with one of the most adored politicians ever.
On the other hand, that sense of Dumont to sniff the next fashion is also causing the death of his party. By constantly changing his positions to the fashion, Dumont has been incredibly unstable. Even with a great political intuition, Dumont is then passed from rising star to dead star in the Quebec's political sky. If only he hasn't been so changing, his party would now recolt more than the negligeable 2% he had in the last two by-elections.
Wednesday, May 03, 2006
Budget de la crédibilité | Credibility's budget
Au-delà du caractère très "clientéliste" du premier budget conservateur, ce qu'il faut retenir du discours du ministre Flaherty, c'est la volonté d'établir des conservateurs une nouvelle façon de faire de la politique fédérale. À ce chapitre, le clin d'oeil de Stéphane Laporte dans La Presse de ce matin en dit long: "C'est quoi cette idée de respecter ses promesses? Ça paraît que les conservateurs n'ont pas l'habitude du pouvoir!"
Au contraire! Le premier ministre Harper établit actuellement son autorité et sa crédibilité en faisant en sorte que "les bottines suivent les babines" comme le dirait Thomas Mulcair. Bref, bien avant de retenir le saupoudrage de millions ici et là pour tout un chacun; ce qu'on doit retenir de ce budget, c'est que le gouvernement conservateur respecte ses engagements. Tout le reste est superficiel.
Cela augure bien avec l'engagement pris hier de résoudre le déséquilibre fiscal dès l'automne. On ne peut que croire que les conservateurs tiendront encore parole et c'est tant mieux! On assiste peut-être présentement à un renouvellement de la tradition politique canadienne. Après le scandale des commandites, c'est à la fois motivant et encourageant!
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Over the propensity of the first conservative budget to answer every "customer's" needs, what we must notice from the Minister Flaherty's speech s the clear trend for the tories to change federal politics once and for all. At that level, Stéphane Laporte's thought in today's edition of La Presse is telling: "What's that, respecting every engagement?! We now see how conservatives are unkowledgeable of being in office!" (free translation from French)
That's it! PM Harper is now assuming his authority and his credibility by doing what he promised. Before the millions here and there for every one, what we must recall from this budget is that the tories' governement respect its engagements. Everything else is unimportant!
This sounds good with the last promise to solve the fiscal imbalance this autumn. We can only think that, once again, the Harper's team will address the anticipations and that's great! We may assist to a radical change in the Canada's political tradition. After the Gomery Commission, it's fresh and encouraging!
Tuesday, May 02, 2006
Nouveau sondage | New poll
S'il-vous-plaît, prenez le temps de répondre à notre nouveau sondage maison sur le premier budget conservateur!
Prenez également note que les messages seront moins fréquents pour les prochains jours... fin de session oblige! Éh oui! c'est exigeant pour les profs aussi!!
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Please, take a few seconds to answer our new house poll on the first conservative budget.
Take also note that the posts will be less frequent for a few days given the end of term. Yes, it is demanding for the teachers too!
Prenez également note que les messages seront moins fréquents pour les prochains jours... fin de session oblige! Éh oui! c'est exigeant pour les profs aussi!!
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Please, take a few seconds to answer our new house poll on the first conservative budget.
Take also note that the posts will be less frequent for a few days given the end of term. Yes, it is demanding for the teachers too!
Saturday, April 29, 2006
Seuil d’incompétence
Plusieurs études, des mois de cafouillage et… le gouvernement s’est trompé!
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
Après des mois de cafouillage et plusieurs milliers de dollars en études, le gouvernement Charest réévalue pour la énième fois les coûts de la construction du CHUM. Mais nul besoin d’attendre le résultat de ces nouvelles expertises; le verdict tombera, aussi dur qu’implacable : le gouvernement s’est trompé. En rejetant le projet de pôle technologique sur le site d’Outremont, non seulement le gouvernement aura écarté cavalièrement le meilleur projet en lice, mais il l’aura fait pour les mauvaises raisons! Ce dossier constitue par ailleurs un exemple supplémentaire de l’incapacité des gouvernements récents à susciter des projets mobilisateurs.
Comme le révélait La Presse il y a quelques semaines, les coûts de construction du CHUM et du CUSM devraient dépasser les prévisions d’environ un milliard de dollars. L’équipe du Premier Ministre Charest, Philippe Couillard en tête, avait pourtant évoqué des raisons financières pour favoriser le site de l’hôpital Saint-Luc. Le projet de développer un pôle technologique d’envergure dans la cour de triage du CP à Outremont, englobant non seulement le CHUM, mais également la faculté de médecine de l’Université de Montréal et d’autres services connexes a donc été injustement boudé. C’était pourtant le projet le plus porteur et le plus prometteur parmi ceux proposés.
Cohabitation possible
Partant du principe que le CHUM n’est pas un hôpital comme les autres, mais une institution à vocation universitaire, son emplacement était de moindre importance. La priorité fondamentale devait être de favoriser l’essor d’un milieu propice à offrir et à développer des services médicaux de pointe qui seront utiles à l’ensemble des Québécois, pas seulement à la population montréalaise. Bien sûr, le CHUM offrira également des services de santé généraux à ses voisins immédiats, mais les deux missions ne sont pas irréconciliables; d’autres pays en ont fait l’expérience avec succès.
C’est particulièrement le cas en Angleterre où les hôpitaux universitaires, en plus d’offrir des soins généraux aux populations avoisinantes, développent chacun une spécialité offerte à une plus vaste clientèle, parfois même à l’échelle continentale. Ainsi, l’hôpital universitaire de Birmingham est un spécialiste national en traitement des dysfonctions rénales et en chirurgie plastique en plus de faire figure de leader européen en transplantation d’organes, alors que l’hôpital universitaire de Southampton est le spécialiste en pédiatrie dans le Sud de l’Angleterre. En plus de favoriser la recherche dans leur spécialité respective, les hôpitaux universitaires britanniques forment nombre d’étudiants en médecine. Bref, le ministre Couillard a erré là où plusieurs sont passés avant lui. Et c’est sans compter les multiples avantages de décontaminer et d’utiliser un terrain alors fortement pollué et pratiquement abandonné; ni même les avantages de construire des bâtiments neufs et adaptés à la vocation de recherche et aux équipements qu’elle nécessite que présentait le projet de l’Université de Montréal. En somme, malgré des coûts similaires, on aura troqué un pôle universitaire d’envergure continentale pour un centre hospitalier universitaire beaucoup plus commun.
Crise de la gouvernance
À écouter Philippe Couillard bafouiller et avoir recours aux derniers retranchements des tactiques politiciennes depuis quelques jours, on peut se demander s’il n’a pas frappé son Waterloo dans le dossier du CHUM. Reste à savoir si cette bévue suffira à faire pâlir son étoile dans le ciel politique du Québec. L’électorat a beau avoir la mémoire courte, on n’enterre impunément pas un projet qui aurait eu pour effet de propulser le Québec parmi les leaders nord-américains dans le domaine de la santé.
Plus fondamentalement, on peut se questionner sur cette incapacité chronique qu’ont eue les gouvernements récents à mettre en branle des projets innovateurs qui auraient pour effet d’insuffler fierté et espoir aux Québécois. On croirait que le manque de vision et l’étroitesse d’esprit sont devenus les marques de commerce des gouvernements québécois qui ont suivi l’ère Bouchard; comme si l’État québécois en entier avait atteint son seuil d’incompétence depuis quelques années. Dans son dernier livre, Alain Dubuc, met cette inertie sur le compte des craintes des Québécois face au domaine de la finance et de ses projets les plus ambitieux. Il y a tout lieu de se demander si, à la source de cette incapacité d’investir, il n’y a pas une véritable crise de la gouvernance au Québec qui encourage la médiocrité et l’insouciance de nos décideurs les plus doués.
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
Après des mois de cafouillage et plusieurs milliers de dollars en études, le gouvernement Charest réévalue pour la énième fois les coûts de la construction du CHUM. Mais nul besoin d’attendre le résultat de ces nouvelles expertises; le verdict tombera, aussi dur qu’implacable : le gouvernement s’est trompé. En rejetant le projet de pôle technologique sur le site d’Outremont, non seulement le gouvernement aura écarté cavalièrement le meilleur projet en lice, mais il l’aura fait pour les mauvaises raisons! Ce dossier constitue par ailleurs un exemple supplémentaire de l’incapacité des gouvernements récents à susciter des projets mobilisateurs.
Comme le révélait La Presse il y a quelques semaines, les coûts de construction du CHUM et du CUSM devraient dépasser les prévisions d’environ un milliard de dollars. L’équipe du Premier Ministre Charest, Philippe Couillard en tête, avait pourtant évoqué des raisons financières pour favoriser le site de l’hôpital Saint-Luc. Le projet de développer un pôle technologique d’envergure dans la cour de triage du CP à Outremont, englobant non seulement le CHUM, mais également la faculté de médecine de l’Université de Montréal et d’autres services connexes a donc été injustement boudé. C’était pourtant le projet le plus porteur et le plus prometteur parmi ceux proposés.
Cohabitation possible
Partant du principe que le CHUM n’est pas un hôpital comme les autres, mais une institution à vocation universitaire, son emplacement était de moindre importance. La priorité fondamentale devait être de favoriser l’essor d’un milieu propice à offrir et à développer des services médicaux de pointe qui seront utiles à l’ensemble des Québécois, pas seulement à la population montréalaise. Bien sûr, le CHUM offrira également des services de santé généraux à ses voisins immédiats, mais les deux missions ne sont pas irréconciliables; d’autres pays en ont fait l’expérience avec succès.
C’est particulièrement le cas en Angleterre où les hôpitaux universitaires, en plus d’offrir des soins généraux aux populations avoisinantes, développent chacun une spécialité offerte à une plus vaste clientèle, parfois même à l’échelle continentale. Ainsi, l’hôpital universitaire de Birmingham est un spécialiste national en traitement des dysfonctions rénales et en chirurgie plastique en plus de faire figure de leader européen en transplantation d’organes, alors que l’hôpital universitaire de Southampton est le spécialiste en pédiatrie dans le Sud de l’Angleterre. En plus de favoriser la recherche dans leur spécialité respective, les hôpitaux universitaires britanniques forment nombre d’étudiants en médecine. Bref, le ministre Couillard a erré là où plusieurs sont passés avant lui. Et c’est sans compter les multiples avantages de décontaminer et d’utiliser un terrain alors fortement pollué et pratiquement abandonné; ni même les avantages de construire des bâtiments neufs et adaptés à la vocation de recherche et aux équipements qu’elle nécessite que présentait le projet de l’Université de Montréal. En somme, malgré des coûts similaires, on aura troqué un pôle universitaire d’envergure continentale pour un centre hospitalier universitaire beaucoup plus commun.
Crise de la gouvernance
À écouter Philippe Couillard bafouiller et avoir recours aux derniers retranchements des tactiques politiciennes depuis quelques jours, on peut se demander s’il n’a pas frappé son Waterloo dans le dossier du CHUM. Reste à savoir si cette bévue suffira à faire pâlir son étoile dans le ciel politique du Québec. L’électorat a beau avoir la mémoire courte, on n’enterre impunément pas un projet qui aurait eu pour effet de propulser le Québec parmi les leaders nord-américains dans le domaine de la santé.
Plus fondamentalement, on peut se questionner sur cette incapacité chronique qu’ont eue les gouvernements récents à mettre en branle des projets innovateurs qui auraient pour effet d’insuffler fierté et espoir aux Québécois. On croirait que le manque de vision et l’étroitesse d’esprit sont devenus les marques de commerce des gouvernements québécois qui ont suivi l’ère Bouchard; comme si l’État québécois en entier avait atteint son seuil d’incompétence depuis quelques années. Dans son dernier livre, Alain Dubuc, met cette inertie sur le compte des craintes des Québécois face au domaine de la finance et de ses projets les plus ambitieux. Il y a tout lieu de se demander si, à la source de cette incapacité d’investir, il n’y a pas une véritable crise de la gouvernance au Québec qui encourage la médiocrité et l’insouciance de nos décideurs les plus doués.
Vos réactions:
Friday, April 28, 2006
Course au rectorat | Vice-Chancellor's leadership
Avec l'entrée en jeu de Bob Rae dans la course au leadership cette semaine, l'élection du prochain chef du Parti Libéral du Canada a pris une tournure définitivement différente. Alors que trois des candidats les plus en vue au Québec sont des universitaires reconnus et respectés, on croirait de plus en plus assister à une course au rectorat!
Déjà, les Bob Rae, Stéphane Dion et Michael Ignatieff ont apporté des idées nouvelles et réfléchies dans leurs interventions publiques. Chez Bob Rae et Michael Ignatieff, on vante volontier la réflexion du candidat. Cette élévation du débat au-delà des intérêts bassement partisans est souhaitable et revitalise les débats politiques. Espérons que ça perdurera!
Par ailleurs, les résultats du sondage maison de "De Nottingham" confirment la tendance perçue jusqu'alors: seuls Bob Rae et Michael Ignatieff se démarquent des autres candidats. Stéphane Dion compte sur un certain nombre d'appuis, probablement auprès des Québécois alors que les autres candidats demeurent dans l'ombre.
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With Bob Rae joining the ranks of the candidates to the Liberal Party of Canada's leadership, the election has taken a completely different twist. Actually, the three main candidates being recognized and appreciated universities' professors, we are living almost an election to the Vice-Chancellor's leadership!
Already, Bob Rae, Stephane Dion and Michael Ignatieff are bringing new and refreshing ideas in their public interventions. In the Rae and Ignatieff's team, we promote the candidate's intellectual habilities. That elevation of the political debate over the usual partisan level is good, refreshing and it must continue!
On the other hand, the house poll from "From Nottingham" confirms the trend already observed: Rae and Ignatieff are the two main favourites in that leadership run. Stephane Dion has a few supporters in Quebec and most of the other candidates are unknown by the public.
Monday, April 24, 2006
interventionnite aigüe | Omnipresent interventionism
Aujourd'hui en rentrant au boulot, deux jeunes jouaient de la guitare. J'ai été séduit par cette initiative, jusqu'au moment où j'en ai compris le motif: on nous convoquait à une énième manifestation appelant l'intervention du gouvernement. Après les arbres, le recyclage, le Mont Orford, le thème du jour était les arts.
Comprenons-nous bien! Je n'ai rien contre le désir irrépressible de mes concitoyens de sortir dans la rue. Ça a quelque chose d'un peu latin qui me séduit chaque fois. Je n'ai rien non plus contre chacune des causes énoncés plus haut, j'imagine qu'on ne peut être contre la tarte aux pommes: c'est tellement bon!
J'en ai contre la finalité de toutes ces manifestations: l'intervention du gouvernement et l'infantilisation de la société québécoise. Comme si les Québécois étaient désormais incapables de régler quoi que ce soit par eux-mêmes! Comme si le gouvernement était cette bonne vieille figure paternelle dont on ne pouvait se passer. Après "Papa a raison", voici le Québec à l'heure d'un nouveau reality-show "L'État a raison": les forêts, les arts, tout un chacun... Hors de l'État sauveteur point de salut! Heureusement, seul le Bon Dieu a le pouvoir de nous sauver, mais si l'État pouvait, je suis certain qu'on lui demanderait!
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While I was going to my job, this morning, two young people were playing guitar. Instantly, I've been seduced by that initiative... until I understood why they were playing! Once again (!) we were invited to a demonstration. After the Mount Orford, recycling and the forest, the daily theme was the Arts.
Let's be clear: I'm not against demonstrations at all... it has some latin charm I can't resist! And, honestly, I do think every of those concerns are important... how to be against apple pie: it's sooo good!
But I'm strongly against this feeling of the Quebec's society being reduced to an infantile status by governmental interventionism. It seems the government has to get involved in every issue these days! As if we couldn't solve any problem by ourselves... After the TV show "Dad's right", here is the new Quebec's reality show: "The State's right"!! The forests, Mount Orford, the Bombardier plant in Lapocatière, the Arts... Fortunately, only The Lord can save us... but if the State could, I'm sure we would ask for it!
Saturday, April 22, 2006
Électoralisme primaire | Primitive electoralism
Lors d'une manifestation de la coalition SOS Mont Orford, ajourd'hui à Montréal, le chef du Parti Québécois a clairement énoncé que la solution à la privatisation partielle du Mont Orford annoncée par le gouvernement Charest pouvait passer par l'élection d'un gouvernement du PQ aux prochaines élections. Cette déclaration démontre le peu de souci stratégique de la coalition et l'électoralisme crasse d'André Boisclair.
Effectivement, comment penser que les ministres issus du Parti Libéral du Québec seront désormais ouverts à collaborer avec une coalition qui s'est publiquement rangée du côté de l'opposition? On comprend que les organisateurs de la manifestation n'aient pas une grande expérience de la politique, mais une telle partisannerie ne leur ménage aucune porte ouverte pour collaborer à une solution avec le gouvernement actuel. Comme le faisait remarquer Claude Béchard, hier, cela ressemble fort à une dynamique de refus global. Cette approche est aussi inutile que puérile.
André Boisclair, pour sa part, a sauté sur l'occasion d'essayer d'accroître son capital politique passablement bas par les temps qui courrent. Il a déclaré que: "La solution est aussi politique et qu'elle pourrait bien passer par les prochaines élections." Cette déclaration fait preuve d'électoralisme primaire et démontre bien la technique "gros sabots" qu'adopte le nouveau chef du PQ et son équipe. Clairement, ils devraient essayer de rafiner leur stratégie, car à terme, l'électorat puni souvent ceux qui essaient de le séduire de façon trop insistante...
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During a demonstration organized by SOS Mont Orford coalition, today in Montreal, the new Parti Quebecois leader said that the solution to the partiel privatisation of Mount Orford might be the next general election, implicitly suggesting to elect a PQ's government year. That declaration proves the lack of strategics by the organisators of the demonstration and the electoralism André Boisclair is up to.
In fact, how to think that the ministers from the Quebec's Liberal Party will be willing to collaborate with a coalition clearly influenced, if not managed, by the opposition parties? It is understandable that the leaders of the coalition do not have an exentsive experience of politics, but such a bias in favour of one side do not leave them with a load of possibilities in terms of cooperation with the actual government. As the Minister Claude Béchard told journalists yesterday, it looks like a global denying strategy. This is inefficient and small town politics.
André Boisclair, however, couldn't let go such an opportunity to raise its political capital, which is quite low at the moment. He said that the solution of this problem might be the election of his party to the Affairs, next year. That declaration shows how rough and unfinished are the strategies adopted by André Boisclair and his team. Clearly, they should be polish it, since the electorate often turns its back to the parties trying to seduce him with too much insistance...
Effectivement, comment penser que les ministres issus du Parti Libéral du Québec seront désormais ouverts à collaborer avec une coalition qui s'est publiquement rangée du côté de l'opposition? On comprend que les organisateurs de la manifestation n'aient pas une grande expérience de la politique, mais une telle partisannerie ne leur ménage aucune porte ouverte pour collaborer à une solution avec le gouvernement actuel. Comme le faisait remarquer Claude Béchard, hier, cela ressemble fort à une dynamique de refus global. Cette approche est aussi inutile que puérile.
André Boisclair, pour sa part, a sauté sur l'occasion d'essayer d'accroître son capital politique passablement bas par les temps qui courrent. Il a déclaré que: "La solution est aussi politique et qu'elle pourrait bien passer par les prochaines élections." Cette déclaration fait preuve d'électoralisme primaire et démontre bien la technique "gros sabots" qu'adopte le nouveau chef du PQ et son équipe. Clairement, ils devraient essayer de rafiner leur stratégie, car à terme, l'électorat puni souvent ceux qui essaient de le séduire de façon trop insistante...
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During a demonstration organized by SOS Mont Orford coalition, today in Montreal, the new Parti Quebecois leader said that the solution to the partiel privatisation of Mount Orford might be the next general election, implicitly suggesting to elect a PQ's government year. That declaration proves the lack of strategics by the organisators of the demonstration and the electoralism André Boisclair is up to.
In fact, how to think that the ministers from the Quebec's Liberal Party will be willing to collaborate with a coalition clearly influenced, if not managed, by the opposition parties? It is understandable that the leaders of the coalition do not have an exentsive experience of politics, but such a bias in favour of one side do not leave them with a load of possibilities in terms of cooperation with the actual government. As the Minister Claude Béchard told journalists yesterday, it looks like a global denying strategy. This is inefficient and small town politics.
André Boisclair, however, couldn't let go such an opportunity to raise its political capital, which is quite low at the moment. He said that the solution of this problem might be the election of his party to the Affairs, next year. That declaration shows how rough and unfinished are the strategies adopted by André Boisclair and his team. Clearly, they should be polish it, since the electorate often turns its back to the parties trying to seduce him with too much insistance...
Friday, April 21, 2006
La 3e fédération | The 3rd federation
L'attitude de Stephen Harper amène un vent de renouveau à Ottawa. On aura beau être pour ou contre l'orientation qu'il donne à l'État fédéral, il faut reconnaître qu'il dégage le sentiment qu'il sait où il s'en va... une grande différence avec son prédécesseur, Paul Martin, dont on dit qu'il pourrait mourrir de soif devant deux verres d'eau! Cette nouvelle façon de dire les choses et de les faires immédiatement après est d'autant plus importante dans le domaine des relations fédérale/provincial.
Lors de son discours à Montréal sur le fédéralisme d'ouverture, le Premier Ministre a énoncé un nombre de gestes qu'il posera ou qu'il évitera dans ses relations avec les provinces. Il a d'ailleurs ouvert la porte à une nouvelle ronde de négociation constitutionnelle. Il a finalement affirmé que "sa" fédération canadienne ne ferait pas de chou chou. Jusqu'à présent, tout porte à croire qu'il tiendra parole: s'il en a parlé, c'est qu'il a l'intime conviction de pouvoir "livrer la marchandise".
Stephen Harper convie donc tous les canadiens, et pas seulement les Québécois, à définir le 3e Canada; tout comme au tournant de la guerre la France a décrété la 3e République. De fait, Harper a compris que s'il voulait pérreniser la fédération canadienne, il devait accorder les mêmes pouvoirs à toutes les provinces et non pas répondre aux récriminations à l'emporte-pièce. Cette nouvelle philosophie est beaucoup plus respectueuse de l'ensemble des Canadiens et est même porteuse.
Loin de diminuer le pouvoir du Québec, cette approche lui confère ce qu'il réclame depuis belle lurette: un statut distinct... parmi 10 autres provinces tout aussi distinctes! Que le Québec soit une juridiction habilité à décider de ses lois et de ses programmes n'a rien de discriminatoire, si toutes les autres provinces ont les mêmes possibilités. C'est ce qui fait la force du discours de Stephen Harper sur le fédéralisme d'ouverture.
Les Québécois doivent sérieusement réfléchir à la possibilité d'adopter ce nouveau "beau risque". Peut-être sommes-nous au point où les deux peuples fondateurs en sont rendus à couler de nouvelles fondations à leur deal original?
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Stephen Harper has adopted a completely new way to manage the Affairs of the State. Compared to his predecessor, Paul Martin, who is said to be threatened to death by dehydration in front of two glass of water; Stephen Harper decides, announces and applies what he has just announced! No double speech with him! That new approach brings freshness in Ottawa and is of a paramount importance when we consider federal/provincial relationships.
During his speech about open federalism in Montreal, yesterday, Harper pointed out a certain number of acts he will and others he won't do when dealing with the provinces. He also said he was open to start a new constitutionnal round and he stated that "his" government won't have any "Prime Minister's pet". Up to now, everything leads us to think he will respect his parole: if he told that, that's because he has the intimate conviction he can do it!
The Prime Minister is then inviting all Canadians to define the 3rd Canada, just like the Frenches has declared the 3rd Republic after the WWII. In fact, Harper understands that, if he want to secure the Canadian federation, he must give every province the same powers and stop answering every individual demand from provinces. That approach is better and much more respectfull of all Canadians.
Far from reducing Quebec's powers, this new approach gives it what it wanted for so long: a real distinct status... among 10 others distinct status: one for each province. If every province can decide independently of a number of law and programs, it doesn't hurt Quebec's capacities and it gives every province the same capabilities.This is what makes the "open federalism" so strong and threatening for Quebec's independentists.
The Québécois should seriously think about entering that new deal. May be are we at the point where the two founder peoples have to redefine their common foundations?
Thursday, April 20, 2006
Marissal et les garderies | Marissal and kindergarden
En lisant l'article de Vincent Marissal, "Cynisme à la garderie", ce matin dans La Presse; je n'ai pu m'empêcher de déplorer l'incompréhension économique de plusieurs journalistes influents du Québec. Particulièrement, j'aimerais apporter un bémol et relever une erreur dans l'article de M. Marissal.
Ainsi, Vincent Marissal dénonce le fait que la promesse conservatrice d'envoyer un chèque de 1200$ annuellement aux parents d'enfants d'âge préscolaire ne règle en rien la pénurie de places en garderies. Il est vrai que ce programme, contrairement à celui mis en place par les libéraux avant leur défaite, n'augmente pas l'accessibilité aux places en garderies. Mais il répond partiellement à un problème qui tracasse les économistes depuis belle lurette: la non reconnaissance du travail accompli par les "parents à la maison". Effectivement, les mesures traditionnelles de la production nationale ne calculent que les activité soumisent au mécanisme de marché, ce qui exclut d'office tout travail ménager et familial. Or, il est incontestable que le travail d'éducation des enfants ainsi que les tâches ménagères accomplies par les parents qui restent à la maison a une valeur en terme de production. En allouant une somme directement à tous les parents, Stephen Harper reconnaît explicitement l'équivalence entre travailler à la maison et éduquer ses enfants à la maison en terme de valeur du travail.
Par ailleurs, Vincent Marissal suppose que le plan Harper prouve implicitement l'existence du déficit fiscal. C'est totalement faux. En refusant de hausser la TVQ suite à une baisse de la TPS, le gouvernement Charest a explicitement et hors de tout doute démontré l'inexistence d'un tel déséquilibre. Si les besoins de Québec avaient été si criants, nul doute que le gouvernement aurait sauté sur cette occasion d'occuper un nouvel espace fiscal. Ce mécanisme avait par ailleurs l'avantage d'être économiquement efficace et de favoriser une plus grande transparence des politiques publiques. En le refusant au profit d'une tortueuse négociation sur les transferts fédéraux, Québec a démontré qu'il saurait se tirer d'affaire avec ou sans l'aide d'Ottawa.
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While I was reading Vincent Marissal's column, today in La Presse, I couldn't refrain from being exasperate because of the economic inability of many Quebec's most influencial columnists. In particular, I'd like to temperate an argument and denounce a complete misunderstanding from Marissal's paper.
When Vincent Marissal says that the Harper's allocation of 1200$ annually for kindergarden do not response adequatly to the lack of places in the childcare system, he is partially right. In fact, it doesn't answer that specific problem, but it solves partially another one which concern economists for many years now. By allowing a revenue to parents who prefer to stay at home with their child, the Harper's allocation address the problem of the recognition of their work. It is no doubt that raising children and doing household duties has a value. But, up to now, traditional measures of national output only consider in-market activities. The Harper's plan is correcting a part of this problem by equalizing the value of of house work and traditional work, at least in terms of production.
In another part of his paper, Marissal says that the new plan do prove inplicitely the existence of a fiscal imbalance in Canada. He is totally wrong. By refusing to raise its provincial selling tax to occupy the new fiscal space freeed by the GST decreasing, Quebec'S government has proved the so-called fiscal imbalance isn't really an issue. If the problem was so important, there is no doubt Quebec would have raised its taxes. Moreover, this mecanism had the advantage to be economically efficient and to value transparency in public policies. By prefering a tortuous negociation about transfers, Quebec has demonstrated he could manage with or without Ottawa's help.
Wednesday, April 19, 2006
À suivre demain | Tomorrow's events
JEUDI, 20 AVRIL 2006
Montréal: Stephen Harper à la Chambre de Commerce
Montréal: SOS Orford réagit aux propositions du ministre Béchard
Kitchener: La Ministre des ressources humaines et du développement social, Diane Finley, au Confederation Club
Calgary: Le Ministre de la Santé, Tony Clement, annonce du financement en recherche et développement
Washington DC: Le Ministre de la sécurité publique, Stockwell Day, prononce un discours à la 5e conférence internationale sur la lutte au terrorisme
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THURSDAY, APRIL 20th
Montreal: Stephen Harper meet the Board of Trade
Montreal: SOS Oford reacts to Minister Béchard's offers
Kitchener: The Minister responsible for human ressources and social development, Diane Finley, meets the Confederation Club
Calgary: The Health Minister, Tony Clement, announces new fundings for research and development
Washington DC: The Minister responsible for public security, Stockwell Day, gives a speech at the 5th International Conference on the war against terrorism
Thursday, April 13, 2006
La belle-mère | Mother-in-law
Il y a quelques mois, on avait comparé l'ancien chef du Parti Québécois, Jacques Parizeau, à une belle-mère pour ses interventions répétées et acrimonieuses dans les débats publics du Québec. En lisant la réaction de Bernard Landry aux propos de Michel Tremblay sur la souveraineté, je n'ai pu m'empêcher de penser que le Cercle des Belles-Mères du Québec venait encore de s'agrandir!
Menaçant de ne plus aller voir les oeuvres de Tremblay (il a de toute façon confié les avoir toutes vues!), Landry a dénoncé la remise en question de l'idéal souverainiste par le prolifique auteur québécois. Du haut de sa Chaire, notre belle-mère Landry a réclamé des explications... comme s'il avait encore quelque pouvoir coercitif que ce soit!
Jacques Parizeau, Bernard Landry, Yves Michaud, définitivement nos anciens politiciens ont de la difficulté à se faire à leur nouveau rôle de citoyens comme les autres. Au rythme où le PQ brûle ses chefs, on devrait craindre de bientôt se retrouver avec plus de belles-mères que d'électeurs! Ils devraient comprendre que, si le rôle d'éminence grise leur revient de droit, ce rôle implique également une certaine retenu, tant dans le nombre d'interventions que dans les propos. Le seul qui ait vraiment compris cela est Lucien Bouchard, et c'est tout à son honneur. Vivement que nos anciens politiciens prennent la place qui leur revient: celle de conseiller avisé qui prêche par sa retenu et la pertinence de ses propos!
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A few months ago, some people have compared former Parti Québécois' leader Jacques Parizeau to a mother-in-law for its repetitive and ancrimonious interventions in Quebec's public debates. When I was reading Bernard Landry's reaction to the author Michel Tremblay's declarations on Quebec separatist movement, I couldn't afford thinking that the Quebec's Mother-in-Law Council has gained a new member!
Denouncing Tremblay's question about the sovereignist movement and threatening to avoid all his shows, Landry made a fool of himself. From its highness (sic!) the former PM claimed Tremblay has to explain his political position... whitout having any coercitive power!
Menaçant de ne plus aller voir les oeuvres de Tremblay (il a de toute façon confié les avoir toutes vues!), Landry a dénoncé la remise en question de l'idéal souverainiste par le prolifique auteur québécois. Du haut de sa Chaire, notre belle-mère Landry a réclamé des explications... comme s'il avait encore quelque pouvoir coercitif que ce soit!
Jacques Parizeau, Bernard Landry, Yves Michaud, définitivement nos anciens politiciens ont de la difficulté à se faire à leur nouveau rôle de citoyens comme les autres. Au rythme où le PQ brûle ses chefs, on devrait craindre de bientôt se retrouver avec plus de belles-mères que d'électeurs! Ils devraient comprendre que, si le rôle d'éminence grise leur revient de droit, ce rôle implique également une certaine retenu, tant dans le nombre d'interventions que dans les propos. Le seul qui ait vraiment compris cela est Lucien Bouchard, et c'est tout à son honneur. Vivement que nos anciens politiciens prennent la place qui leur revient: celle de conseiller avisé qui prêche par sa retenu et la pertinence de ses propos!
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A few months ago, some people have compared former Parti Québécois' leader Jacques Parizeau to a mother-in-law for its repetitive and ancrimonious interventions in Quebec's public debates. When I was reading Bernard Landry's reaction to the author Michel Tremblay's declarations on Quebec separatist movement, I couldn't afford thinking that the Quebec's Mother-in-Law Council has gained a new member!
Denouncing Tremblay's question about the sovereignist movement and threatening to avoid all his shows, Landry made a fool of himself. From its highness (sic!) the former PM claimed Tremblay has to explain his political position... whitout having any coercitive power!
Jacques Parizeau, Yves Michaud, Bernard Landry... definitely Quebec's former politicans do not understand their new role as common citizens. At the speed PQ is burning its leaders, we should be afraid that we'll be invaded by an army of mothers-in-law pretty soon! Those former politicians should understand, though, that their role is now one of high knowledge and intelligent conselling. This implies, on the nuber of interventions and on their meaning as well, some kind of control from their authors. Lucien Bouchard seems to be the only one who has understood its reserve obligation as a former PM, and we should be grateful to him for that.
Joyeux Anniversaire "De Nottingham" | Happy birthday "From Nottingham"
Je tenais simplement à vous mentionner que ça fait maintenant un an que "De Nottingham" existe! En un an, il a connu son lot de transformations, allant du contenu à la présentation en passant même par une augmentation marquée du lectorat: on est maintenant les premiers dans les recherches google! Espérons que la progression sera aussi positive au cours de la prochaine année.
Je prends relâche pour la période de Pâques. Je serai de retour avec de nouveaux messages la semaine prochaine.
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I only wanted to notice you that "From Nottingham" has existed for a year this week. In a year, it has known several changes, from the discourse itself to the visual presentation and the steady increase in the number of readers: we now are the very first in the google's researches! I wish the next year will be as positive than the last one!
I'm going out for the Easter break, it'll then be difficult for me to write as often on "From Nottingham". I'll be back next week with new posts.
Quoi suivre aujourd'hui ? | Today's events
JEUDI, 13 AVRIL 2006
- Montréal: Assemblée générale annuelle des producteurs de lait
- Montréal: Première édition du "Jam Jeunesse"
- Ottawa: Débat du Centre de Recherche et de Développement international sur les questions de justice sociale et de développement international
- Toronto: Le président du Conseil du Trésor, John Baird, rencontre les journalistes
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THURSDAY, APRIL 13th 2006
- Montreal: Annual Assembly of the Mil Producers
- Montreal: "Jam Jeunesse's" first edition
- Ottawa: CRDI debate about social justice and international development
- Toronto: The president of the Tresure Council (is it the good phrase in English??), John Baird, is meeting journalists.
- Montréal: Assemblée générale annuelle des producteurs de lait
- Montréal: Première édition du "Jam Jeunesse"
- Ottawa: Débat du Centre de Recherche et de Développement international sur les questions de justice sociale et de développement international
- Toronto: Le président du Conseil du Trésor, John Baird, rencontre les journalistes
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THURSDAY, APRIL 13th 2006
- Montreal: Annual Assembly of the Mil Producers
- Montreal: "Jam Jeunesse's" first edition
- Ottawa: CRDI debate about social justice and international development
- Toronto: The president of the Tresure Council (is it the good phrase in English??), John Baird, is meeting journalists.
Quoi suivre aujourd'hui ? | Today's events
JEUDI, 13 AVRIL 2006
- Montréal: Assemblée générale annuelle des producteurs de lait
- Montréal: Première édition du "Jam Jeunesse"
- Ottawa: Débat du Centre de Recherche et de Développement international sur les questions de justice sociale et de développement international
- Toronto: Le président du Conseil du Trésor, John Baird, rencontre les journalistes
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THURSDAY, APRIL 13th 2006
- Montreal: Annual Assembly of the Mil Producers
- Montreal: "Jam Jeunesse's" first edition
- Ottawa: CRDI debate about social justice and international development
- Toronto: The president of the Tresure Council (is it the good phrase in English??), John Baird, is meeting journalists.
- Montréal: Assemblée générale annuelle des producteurs de lait
- Montréal: Première édition du "Jam Jeunesse"
- Ottawa: Débat du Centre de Recherche et de Développement international sur les questions de justice sociale et de développement international
- Toronto: Le président du Conseil du Trésor, John Baird, rencontre les journalistes
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THURSDAY, APRIL 13th 2006
- Montreal: Annual Assembly of the Mil Producers
- Montreal: "Jam Jeunesse's" first edition
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