Tuesday, February 27, 2007
Caravane étudiante pour le PQ | Students' tour for the PQ
Tuesday, February 20, 2007
Une décision courageuse
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
Résolument en mode électoral, Jean Charest a fait le pari de l’honnêteté et a clairement annoncé son intention de dégeler les droits de scolarité. Calcul méticuleux ou suicide électoral? Si on en croit le résultat d’une stratégie semblable adoptée par Tony Blair il y a quelques années, le courage du premier ministre pourrait bien s’avérer fructueux. Les étudiants, quant à eux, se cantonnent dans leur position traditionnelle comptant sur la sympathie naturelle des électeurs pour leur cause. Une stratégie risquée dont ils pourraient pâtir à terme. Chronique d’un duel de titans qui dure depuis plus d’une décennie…
Pour le meilleur…
En présentant un plan d’augmentation des droits de scolarité clair et raisonnable – environ 50$ par session, assorti d’un réinvestissement gouvernemental – le Parti Libéral adopte l’attitude la plus propice à bien expliquer la nécessité de procéder à un tel virage. La proposition de dégel a même le mérite de se baser sur un principe logique, difficilement contestable : il faut maintenir la part du financement des universités qui provient des étudiants.
Cette approche pragmatique et balisée n’est pas sans rappeler la stratégie qui a permis à Tony Blair de remporter ses deux dernières élections générales ainsi que… d’augmenter les droits de scolarité britanniques! En énonçant ouvertement ses priorités électorales et en les quantifiant, le premier ministre britannique a réussi à passer son message et a fourni aux électeurs les moyens nécessaires à évaluer le succès du gouvernement. Dans le cas particulier des droits de scolarité, Tony Blair a eu recours à la même stratégie, qui a eu pour effet de rassurer la population sur une éventuelle flambée du coût des études universitaires.
… et pour le pire!
Confronté à la volonté du gouvernement anglais de hausser les droits de scolarité, la National Union of Students (NUS) britannique a bien évidemment dénoncé l’augmentation du fardeau financier des étudiants. Elle a toutefois fait le choix de ne pas rompre complètement les canaux de communication avec le gouvernement et est demeurée à la table de négociation, question d’amoindrir l’impact de la nouvelle politique gouvernementale sur ses membres. Le résultat a été probant : les universités ont vu leurs ressources accrues à la faveur d’une hausse certes critiquée, mais tout de même tolérée par les étudiants. En bout de ligne, la NUS présentait même comme un gain majeur son succès à limiter l’ampleur de la hausse des droits de scolarité.
C’est précisément le contraire de ce que semblent vouloir faire les fédérations étudiantes québécoises. En déclarant la guerre tous azimuts au Parti Libéral, les fédérations étudiantes s’enferment dans une logique « jusqu’au-boutiste » qui risque fort de desservir leurs membres au terme des élections. Quel ministre de l’éducation voudrait traiter avec des syndicats étudiants qui l’ont talonné pendant toute la campagne, pancarte à la main et brandissant le porte-voix ? Advenant un dégel contrôlé, les fédérations étudiantes pourraient même avoir à défendre becs et ongles ce qui est en fait un gain, comme ce fut le cas pour l’issue de la grève des 103 millions $ en aide financière.
Ce que l’expérience britannique nous apprend, c’est que l’électorat récompense généralement la franchise et l’audace de ses politiciens. Sans compter que les étudiants prennent le risque de passer pour des enfants gâtés auprès des électeurs. Bref, on peut croire que le dégel sera bien accueilli par la population qui comprend l’impossibilité de maintenir une politique qui prive les universités de ressources indispensables à l’accomplissement de leur mission. En somme, voici une confrontation pour laquelle le gouvernement part avec une longueur d’avance. On en dira ce qu’on voudra, mais cette fois Jean Charest se tient debout et, visiblement… il est prêt à faire face à la musique!
Monday, February 19, 2007
Ironique Boisclair! | Ironic Boisclair!
Sunday, February 04, 2007
Spéculations électorales | Speculative thoughts
Sunday, January 28, 2007
Vive l'hérésie! | Good heresy
Sunday, January 21, 2007
Où est la gauche? | Where's the left wing?
Il résume effectivement très bien l'état d'esprit de plusieurs participants au film L'Illusion tranquille, dont votre humble serviteur! De la raison qui m'a poussé à participer au film jusqu'au sentiment d'immobilisme induit par la gauche, je loge à peu près à la même enseigne que Alain Dubuc.
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I invite you to read the paper "Mais où est donc la gauche" (in French, see the link above) from Alain Dubuc and published today in La Presse.
It brings a few good questions we should debate after the release of the movie L'Illusion tranquille last week. From why took part in the movie to the stagnation induced by the left wing, I share all the ideas Dubuc wrote in this paper.
Wednesday, January 17, 2007
Une expérience fascinante | What a fascinating experience
Tuesday, January 16, 2007
Grande perte politique | Quebec's politics lose a great man
Monday, January 15, 2007
L'illusion tranquille créée des remous
Saturday, December 30, 2006
Suites à "Dehors la médiocrité"
Mais en effectuant la gestion hebdomadaire de mon blogue il y a quelques jours, j'ai trouvé un forum de discussion qui traitait de mon dernier article. Je vous invite à aller le lire: http://groups.msn.com/infochauffeurSTM/placottage.msnw?action=get_message&mview=0&ID_Message=20&LastModified=4675604717452371135
On peut y lire (parmis plusieurs commentaires, il est vrai) les remarques suivantes:
"Voila l URL du TATA qui pense que notre clientèle est victime..."
"De la mauvaise humeur des chauffeurs (avec le genre de clientèle que l ont a c est assez difficile de la garder notre bonne humeur)"
"Faire payer tout le monde (ben oui stopper un autobus parce qu une Petite bonne femme de 83 ans n a mis que 1.45$)"
"on devrais tous publier chaque semaine qlq choses,sur la clientele et nos charmant patron.dans son blog."
On y retrouve également une nouvelle adresse de blogue qui reprend essentiellement les même propos. (http://loadercommeunbus.blogspot.com/)
Remarquez deux choses dans ces commentaires:
1- Il y a absence totale de respect des gens qui débattent: on tire sur le messager au détriment des idées.
2- Il y a mépris le plus complet de la clientèle (ai-je vraiment besoin d'expliquer ce que je veux dire?)
J'ai pris la peine d'envoyer un courriel à l'administrateur du site... qui m'a répondu qu'il me considérait effectivement comme un tata, que la clientèle de la STM était effectivement excécrable et que le terme "petite bonne femme de 83 ans" n'avait rien de péjoratif... Il a en plus publié le contenu de ce message, qui se voulait une correspondance de personne à personne et privée, sur le site en question. Et après, on est surpris que je n'ai pas donné suite à l'offre de passer quelques jours dans un autobus! Voyons donc! Y'a toujours bien des limites à tendre l'autre joue! (en fait, je passe environ 3 heures par jour dans un autobus, dois-je mentionner!)
J'ai attendu plusieurs jours avant de publier ce message, notamment parce que j'entretenais une correspondance privée avec d'autres chauffeurs qui tentaient d'expliquer le comportement de leurs collègues. Malheureusement, il n'y a eu aucun changement d'attitude et je crois qu'il est important de le dénoncer.
Lorsque j'ai publié l'article "Dehors la médiocrité" dans La Presse, je voulais d'abord et avant tout susciter un débat sur la façon d'améliorer le service à la STM. Je tiens à mentionner que j'ai proposé la compétition comme étant une solution et non pas LA solution. J'ai également dépersonnalisé le débat en faisant également allusion au laxisme des dirigeants de la STM et au manque de volonté politique des élus montréalais. J'ai d'ailleurs mis l'emphase sur cette position dans les entrevues que j'ai donné à d'autres médias (que vous pouvez aller lire à partir de ce site: voir le message précédent).
Je ne doutes pas que plusieurs employés de la STM aient à coeur le devoir d'un boulot bien fait. Malheureusement, ceux qui ont écrit de telles bassesses sur le site info-chauffeurs minent la crédibilité de l'ensemble des chauffeurs. C'est dommage. Encore une fois, c'est la majorité qui paiera pour une infime minorité qui refuse de débattre ouvertement. L'ensemble paie donc pour une clique qui se croit tout permis.
Je ne juges pas que mes propos aient été offensants envers qui que ce soit. Je me demande pourquoi, quand on ose poser des questions, on se retrouve la cible de propos malveillants, voire complètement déplacés et impolis. C'est pourquoi après plusieurs jours d'échanges de courriels privés avec les principaux intéressés, j'ai décidé de dénoncer ici ce type de comportement. Je crois dans la possibilité de tenir un débat sain et ouvert, sans insulte pour les protagonistes. Ceci ne devient possible que lorsqu'on dénonce les excès de quelques individus.
Friday, December 29, 2006
Entrevue: Dehors la médiocrité! | Interview: Mediocrity out!
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Follow this link to listen to the interview (in French) I gave to Normand Lester from 98,5FM (Montreal) about the mediocrity culture at the Montreal Public Transport Commission and the solutions we could implement.
Wednesday, December 27, 2006
Dehors la médiocrité!
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
En 2007, la CAM subira une nouvelle augmentation qui portera son prix régulier à 65$ par mois. Depuis 1998, le tarif régulier de la carte mensuelle a connu une hausse de 20% et si on se fie aux prévisions de la STM, ça ne s’arrêtera pas là. La société de transport prévoit effectivement faire passer la participation des usagers de 47,3% à 50% d’ici cinq ans. Que la hausse des coûts du carburant pèse lourd sur le budget de la société de transport, tout les usagers peuvent le comprendre. D’ailleurs, le service de transport en commun montréalais demeure plus abordable que dans plusieurs autres métropoles. Mais, est-ce que cela justifie de se buter quotidiennement à la mauvaise humeur des chauffeurs? D’être confronté au je-m’en-foutisme des dirigeants? De tolérer le retard, l’absence ou l’insuffisance des services d’autobus? Pour justifier une telle augmentation des tarifs de transport en commun, encore faudrait-il que l’usager aie l’impression d’en avoir pour son argent!
Si personne ne prend le taureau par les cornes à la STM, c’est que ni les chauffeurs, ni les dirigeants ne perçoivent l’urgence de changer un système qui ne fait des victimes que chez les utilisateurs. La clientèle de la STM est captive de ses services et, tant que ça sera le cas, rien ne pourra changer. Ce qui manque à la STM, bien avant des ressources supplémentaires, c’est d’ébranler les colonnes du temple de la médiocrité qui y sévit. Une façon d’y parvenir serait de permettre à d’autres fournisseurs d’exploiter un service de transport en commun dans la métropole.
Permettre la compétition
L’expérience a été tentée au Royaume-Uni depuis 1986, avec la commercialisation des services de transport. Ça a notamment été le cas dans la ville de Nottingham, où une compagnie privée offre un service local et régional d’autobus, malgré l’existence d’un service municipal similaire. Le pari de la compagnie en question, Trent Barton, a été de sélectionner ses chauffeurs sur le volet, notamment à l’aide de tests d’aptitudes, de mener des sondages poussés auprès de la clientèle, de maintenir une flotte d’autobus à la fine pointe de la technologie et du confort ainsi que d’offrir un service fréquent – aux dix minutes en semaine! - à prix raisonnable. La compagnie a préféré se restreindre en termes de territoire pour mettre l’emphase sur la qualité du service et le contact humain entre ses employés et ses clients. La recette a si bien fonctionné que la compagnie Trent Barton a remporté la palme du meilleur transporteur au Royaume-Uni en 1999, 2001 et 2003 et a été nominée à ce titre en 2000 et 2002.
La commercialisation des services de transport en commun à Nottingham aura été l’électrochoc qui a permis aux services municipaux de s’améliorer. À titre d’exemple, Trent Barton a introduit une flotte d’autobus entièrement composée de véhicules à plancher surbaissés pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité restreinte dix ans avant le fournisseur public. Du coup, pour survivre, le service municipal a du s’adapter et améliorer son service : les coûts aux usagers se sont stabilisés, la fréquence et la ponctualité des services municipaux se sont améliorés et la flotte de véhicules a été modernisée.
Un plan cohérent
On pourrait croire que l’entreprise privée se sera taillé une place en ayant recours à la manière forte, en confrontant directement le fournisseur public. Rien ne saurait être plus faux! Dans chacune des municipalités, des partenariats de collaboration ont été signés pour développer les infrastructures de transport en commun de façon cohérente. À ce jour, le fournisseur privé et les autorités publiques continuent de travailler conjointement à l’amélioration du service de transport. Collaboration et complémentarité sont les mots d’ordre.
Le maire Tremblay aura beau avoir les plus beaux projets pour le transport en commun à Montréal, ils ne deviendront réalisables que lorsque la culture du moindre effort dont est atteinte la STM sera chose du passé. Cela a été dit et redit : l’avenir du transport en commun à Montréal passe par l’élaboration d’un plan cohérent, et non pas par l’énoncé vague de grands principes lors des voyages du maire. Ce plan devra impérativement inclure une ouverture à d’autres fournisseurs pour le transport en commun dans la métropole. En attendant, les utilisateurs continueront à payer le prix de la médiocrité.
Saturday, December 09, 2006
Des nouvelles de L'Illusion tranquille | News from The Quiet Illusion
Le documentaire L'Illusion tranquille sera diffusé dans des cinémas de Montréal et de Sherbrooke en janvier, en plus de retourner au Clap de Québec. Les premières dates de diffusion sont donc:
Montréal: Cinéma Beaubien dès le 12 janvier pour une semaine
Sherbrooke: Maison du Cinéma, en janvier (dates à confirmer)
Québec: Le Clap, de retour en janvier (dates à confirmer)
Je vous invite également à aller écouter l'entrevue de Joanne Marcotte (la réalisatrice) avec Richard Martineau!
Pour celles et ceux qui voudraient plus de détails sur la diffusion à Montréal ou qui souhaiteraient me faire partager leurs impressions du film, écrivez-moi à: from.nottingham@hotmail.co.uk
Si l'intérêt y est, nous pourrions essayer d'organiser une soirée rencontre informelle pour discuter du film. Faites-moi savoir si vous seriez intéressés d'y participer!
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Great News!
The movie The Quiet illusion will be presented in Montreal and Sherbrooke (French original version) next January, in addition to more representations in Quebec. The news representations are:
Montreal: Cinema Beaubien for a week, beginning on January 12th
Sherbrooke: Maison du Cinema in January (dates to be confirmed)
Quebec: Le Clap, return in January (dates to be confirmed)
You could also go and listen to the interview given by Joanne Marcotte to Richard Martineau (in French)
If you'd like to receive more information or tell me what you think about the movie, please do write me to: from.nottingham@hotmail.co.uk
If enough people are interested, we might try to organize an informal meeting to discuss the movie. Let me know if you'd like to participate!
Saturday, November 18, 2006
L'heure du réveil
Mathieu LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.
En décembre 2002, le Canada signait officiellement le protocole de Kyoto. Quatre ans plus tard, comme on l'a vu encore cette semaine à Nairobi, le sujet suscite toujours beaucoup de controverse au Canada entre les différents partis politiques et ordres de gouvernement, les groupes de pression et l'industrie.
Mais qu'en est-il du simple citoyen? Depuis quatre ans, les Canadiens ont à peine modifié leurs habitudes néfastes pour l’environnement, encouragés par des mesures incitatives qui n’ont convaincu personne de changer leurs comportements et un discours environnementaliste faisant porter l’odieux des changements climatiques sur le seul dos des industries polluantes. Et si la clé de l’atteinte des objectifs canadiens du protocole de Kyoto se trouvait aussi dans le trousseau de chaque citoyen
L’approche environnementale canadienne, mettant de l’avant une solution essentiellement basée sur des mesures de restriction volontaires pour les citoyens et sur des mesures coercitives pour les industries polluantes, a définitivement démontré son incapacité à lutter contre les changements climatiques. Une comparaison des documents officiels des gouvernements américain et canadien démontre effectivement que de 1990 à 2004, le Canada a systématiquement moins bien performé que les États-Unis en matière de lutte aux émissions de gaz à effet de serre. Le Canada n’atteindra pas ses objectifs de Kyoto dans les temps prévus? C’est une évidence! Mais on ne doit pas baisser les bras pour autant…
Une autre approche est possible
En faisant croire aux citoyens que l’atteinte des objectifs de Kyoto n’aurait que peu d’impact sur leurs habitudes de vie et que les industries polluantes se chargeraient de faire tout le travail, on les a déresponsabilisés face à leurs devoirs environnementaux. Du coup, le Canada s’est privé du formidable effet de levier dont les citoyens disposent sur l’ensemble des entreprises.
Dans l’immédiat, la seule solution qui puisse permettre au pays de rattraper un tant soit peu le retard accumulé dans l’atteinte des objectifs environnementaux auxquels il a souscrit réside dans l’exploitation de ce pouvoir. Si l’industrie continue de mettre en vente des produits dont la fabrication ou l’utilisation est néfaste pour l’environnement, c’est qu’il y a nécessairement des acheteurs pour les acquérir. Le jour où les acheteurs décideront de bouder les produits fortement polluants, les entreprises s’ajusteront en répondant aux nouvelles attentes de leurs clients.
Le cas de la consommation d’essence au cours de l’été dernier est particulièrement évocateur de ce phénomène. Selon les données compilées par Statistique Canada en juin et en juillet dernier, alors que les prix de l’essence frôlaient un dollar le litre, les ventes d’essence de catégorie « super » et « intermédiaires » ont chuté significativement alors que celles de catégorie « ordinaire sans plomb » étaient relativement stables. Il y a donc fort à parier que les acheteurs d’essence de catégories supérieures ont modifié leurs habitudes en achetant de l’essence de moindre qualité. Logiquement, les consommateurs d’essence « ordinaire » auraient donc réduit leur consommation laissant le niveau des ventes globales de ce type de carburant à peu près inchangé. La réaction de l’industrie ne s’est pas fait attendre : certaines grandes chaînes de stations-service ont offert les essences de qualité supérieures au prix de l’essence ordinaire une journée par semaine! Selon les données préliminaires pour le mois d’août, publiées récemment, la situation revenait tranquillement à la normale avec le retour de prix plus courants… et les promotions sont disparues!
La leçon à retenir? Devant un changement permanent des habitudes de consommation des Canadiens, les entreprises ne pourront maintenir de telles promotions indéfiniment et devront nécessairement modifier leur offre de produits sous peine de perdre leur clientèle. Conséquemment, il appartient aux gouvernements de reconnaître l’échec des mesures incitatives et de mettre en place un ensemble de mesures contraignantes envers les particuliers afin mettre à contribution le levier incomparable que représente le pouvoir des acheteurs sur les industries polluantes.
Ce sera nécessairement impopulaire auprès des électeurs, mais si les Canadiens ont réellement à cœur le respect des objectifs canadiens du protocole Kyoto, ils accepteront leurs responsabilités de bonne grâce et sauront reconnaître le courage politique à la base de ce type de décision. « Acheter, c’est voter » a écrit Laure Waridel. Il est grand temps que les élus en prennent acte.
Tuesday, November 14, 2006
L'Illusion Tranquille à LCN | Quiet Illusion at LCN
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You can watch here an integral video of an interview given by Alain Dubuc, Claude Montmarquette, Julie Hanck and me at the Denis Levesque's show on LCN on Monday November 13th.
Monday, October 23, 2006
Visionner L'Illusion Tranquille | Watch "The Quiet Illusion"
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You can watch the trailer from the movie "The Quiet Illusion" here... Don't hesitate to publicize the movie, it should be released soon!
Tuesday, October 10, 2006
L'illusion tranquille | Quiet illusion

Wednesday, October 04, 2006
Opportunisme indécent | Shocking opportunism
Sunday, October 01, 2006
La rhétorique sociale | About social rhetoric
Il en est de même des discours des politiciens au sujet du fameux déséquilibre fiscal, beaucoup de phrases et peu de substance. Et votre point de vue sur ce déséquilibre, je le partage.
Peu importe qui est au pouvoir à Québec, cette manie de ne pas se remettre en question face à des choix de société et de toujours blâmer l’autre pour des décisions qui ont été prises par les politiciens qui dirigent les destinées du Québec est au mieux irresponsable, et fort souvent malhonnête.
Un manque de courage politique habite nos élus, guidés par les sondages et leurs stratèges bien branchés à l’écoute de l’électeur moyen conditionné à tout recevoir sans ne jamais connaître le coût de tous ces bienfaits.
L’illusion du déséquilibre fiscal, hydre virtuel servant à masquer l’absence de courage de nos politiciens, sera bientôt chose du passé.
Ne restera qu’à créer de l’emploi pour créer de la richesse, ainsi l’on finira bien par payer notre train de vie au-dessus de nos moyens."
Tuesday, September 26, 2006
Un monstre rhétorique
Des réactions:
forum@lapresse.ca
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In this paper, published today in La Presse, I suggest that the fiscal imbalance evocated by Quebec's politicians is the final attempt to impose Quebec's social choices to the rest of Canada. With the most important expenditure in social services, more than double than anadian average, the Quebec's imbalance isn't fiscal, the problem is on the social services supply side. The only wise and equitable way to solve that highly political problem is for the federal government to abandon some fiscal fields, such as reducing the GST, and let the provincial governments raise their own taxes. Some will do, some won't...
However, Quebec's PM, Jean Charest, has announced he wouldn't agree with that solution many times in the last few months, unless his conditions are respected. By refusing a good solution, Quebec has shown that the fiscal imbalance is, in fact, a political lie. Moreover, by refusing to use that procedure back in July, when Ottawa reduced the GST by one percentage point, he showed that Quebec wasn't really needy.
Ottawa must now refuse to take from Ralph to give to Jean. Even more since Ralph has been responsible while Jean is being picky on the solution. By the end of the day, Quebecois must accept no one other than themselves has to pay to allow them to keep the highest level of public services in Canada. They now have to make a choice: either pay the real cost of their public services or give some of them to the private sector.













