Sunday, April 09, 2006

Les "Ayathollas" persistent et signent! | "Ayathollas" strike back!

Ceux qui ont suivi ce blog, et la chronique Québec Grand Angle de La Presse, se rappellent qu'en novembre dernier, j'avais appelé le futur chef du Parti Québécois à mettre au pas le 5% d'extrémistes de son parti qui monopolisait le discours sur la souveraineté et le nationalisme et le faisait passer pour un discours revenchard et déconnecté de la réalité quotidienne des Québécoises et des Québécois. À ce propos, j'écrivais justement:
"Contrairement au message véhiculé par les « purs et durs », reconnaître volontiers l’impact qu’on eu les Anglais sur le Québec moderne n’est pas un acte de haute trahison envers l’éventuel pays, ni même de mercenariat; c’est accepter le modèle québécois dans son intégralité. Il est grand temps de mettre un terme au souverainisme adolescent caractérisé par la révolte face au passé et le rejet de la différence. Le mouvement souverainiste doit désormais miser sur une vision de la souveraineté enracinée dans le présent : une souveraineté interculturelle, humaniste et qui sait conjuguer avec « lucidité » impératifs économiques et équité sociale. La souveraineté doit d’abord et avant tout servir les aspirations futures de la population québécoise et non les ressentiments, vieux de 300 ans, d’une frange d’indépendantistes revanchards."
Les Ayathollas avaient répliqués avec un de leur texte incendiaire, mais sans envergure; tirant sur le messager plutôt que sur le message: la critique de leur intolérance. Éh bien! voilà qu'ils récidivent! Ils ont repris ce texte (que vous pouvez lire ici) dans leur dernier pamphlet: "Manifeste lucide pour la fin de l'hégémonie fédéraliste sur l'information", publié aux éditions du Québécois.
C'est mon ami, oui! oui! ami puisque l'amitié peut aller au-delà de la partisannerie politique!, Daniel Laprès qui m'a informé de la republication du texte. Au tout début, il ne m'avait fait part que d'un passage du livre traitant de ses textes... Je dois avouer que j'étais alors un peu jaloux: pourquoi les purzédurs lui donnaient-ils plus d'attention à lui qu'à moi! Mais voilà! J'ai maintenant de quoi être fier, ils m'ont également pris en grippe! Je dois avouer que ça me réchauffe le coeur de les atteindre dans leurs certitudes, car je rêve du jour où nous serons capable d'avoir un véritable débat d'idées en toute tolérance, ici, au Québec! Et ils sont, à mes yeux du moins, un des principaux obstacle à ce débat franc mais respectueux...
Pour terminer, je vous invite finalement à aller relire ce que les gens normaux pense de la critique de ces hurluberlus: http://www.cowboysfringants.com/forum/forum_posts.asp?TID=8606&PN=1
Comme vous le constaterez, la plupart des gens ont une approche réaliste de leur discours et ne sont pas aussi endoctrinés... Il y a certainement espoir!
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In november 2005, I wrote on this blog, and in my column in La Presse, that the future leader of the Parti Québécois (PQ) would have to struggle against the 5% minority of radicals in his party monopolizing the discourse on nationalism and making it old, intolerant and irrespectful. You can read it here (in French).
Very fast, the PQ's Ayathollas answered with a very cheap, small village, post on their blog. As they always did, they prefered to shoot the messenger instead of debating the ideas: the sound critics about their intolerance! So there it is! They republished their text in their last pamphlet: "Manifeste lucide pour la fin de l'hégémonie fédéraliste sur l'information".
It is my friend, Daniel Laprès, who told me the first about the book. At first, he told me the PQ's Ayathollas were fighting against him in part of the book. I must admit I was a bit jealous: why do they gave him more attention than they gave me?! But he told me later I was also concerned by the book! Cool, isn't it? I am very happy to attain those radicals in their sound beliefs, since I consider them as a principal obstacle against a respectful and tolerant debat about ideas in Quebec!
By the way, I invite you to read (again in French), what normal people think about radicals' recriminations: http://www.cowboysfringants.com/forum/forum_posts.asp?TID=8606&PN=1
As you'll see, most of them think the radicals exagerate and should keep quiet!

Friday, April 07, 2006

TPS vs TVQ: un choix risqué | Raising Quebec selling tax: risky choice

Le critique officielle en matière de finances, François Legault, a proposé que le gouvernement du Québec devrait augmenter la TVQ suite à une baisse de la TPS par le gouvernement fédéral. Du coup, il a fait le jeu du chef conservateur, qui a fait implicitement le pari de régler le déficit fiscal en abandonnant des champs de taxation au profit des provinces. Cette décision est respectueuse du caractère véritable confédératif du Canada, mais fait reposer un coût politique considérable sur les épaules des gouvernements provinciaux.
Ce choix du premier ministre fédéral est tout à fait légitime et politiquement bien avisé: il évite les écueils d'une nouvelle ronde de négociations fédéral-provincial qui risquerait fort de virer à la foire d'empoigne. Le gouvernement fédéral s'évite donc la désaprobation de ne pas satisfaire les demandes provinciales tout en faisant reposer le fardeau de la preuve sur le dos des provinces.
Cet abandon de champs fiscaux par le fédéral au profit des gouvernements provinciaux favorise une plus grande transparence dans la gestion et la répartition des deniers publics. Il appartiendra aux gouvernements provinciaux qui décideront d'augmenter leurs taxes pour occuper cet espace fiscal de justifier leur décision. Certaines provinces qui génèrent des revenus suffisants, dont l'Alberta, n'auront donc pas à occuper l'espace laissé vacant par Ottawa.
Il va sans dire que pour le Québec, hausser la TVQ représentera donc un choix politique risqué et fort coûteux en termes de votes. Effectivement, Québec risque de ne pas soutenir la comparaison avec l'Alberta qui, non seulement ne hausse pas ses taxes, mais envoie un chèque de 400$ à chaque citoyen de surcroit!
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The critic for finances at the Quebec National Assembly, MP François Legault, has proposed that the governement of Quebec should raise its selling tax (TVQ) after the federal government decided to lower Canada's goods and services tax (GST). The Tories' leader, Stephen Harper has made the gamble that he could solve the so-called fiscal-desequilibrium by giving the provinces new fiscal spaces to tax. The Tories' decision is respectfull of the real possibilities of the Canadian confederation while it puts a heavy weight on provincial governments' shoulders.
This choice from the Canadian PM is totally legitimate and politically very smart. It avoids the "lobster pot" of a new federal-provincial neogciation rounds and its inevitable drama. The federal government is then avoiding to be desaproved from not answering all the pronvices' demands and put on them the necessity to demonstrate their needs to raise new taxes.
That new fiscal capabilities given by Ottawa to the provinces favours transparency of the political decisions and the management of public funds. Provincial governments which want to raise their taxes will have to explain the needs and convince their electors they are right. Clearly, some provinces generating more revenues than other, among them Alberta, won't raise their taxes.
For Quebec, raising the TVQ might be a very risky political gamble. Before Alberta not raising its tax and even giving a 400$ check to every citizen, Quebec may not tolerate the comparison. For the governement of Quebec, raising taxes might be very costly in terms of votes...

Tuesday, April 04, 2006

Nouveau: Sondages! | New feature: Polls!

Comme vous le constaterez, la colonne de gauche comporte maintenant une section sondage. S'il-vous-plaît, prenez quelques secondes pour y répondre! Autant que faire se peut, j'essaierai de renouveller la question sur une base hebdomadaire. (Je suis sincèrement désolé pour les annonces qui agrémentent la page des résultats. J'essaie de maintenir mon blog exempt de toute publicité inopportune, mais je ne peux contrôler le web au grand complet!)
La première question porte sur les priorités du gouvernement Harper contenues dans le Discours du Trône que Michaëlle Jean a prononé au Sénat cet après-midi. Un nouvel article portera sur cette question très bientôt...
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As you will notice, the left sidebar has a new "polls" section. Please, take a few seconds to answer the question! As far as I can, I'll try to change the poll on a weekly basis. (I'm really sorry about the ads on the results page. I'm trying to avoid any ad on my blog, but I'm sure you're aware I can't control the whole web!)
The first question is about the Harper's governement priorities contained in the Throne Speech pronounced today by The Governor General, Michaëlle Jean. A new post will consider that question soon...

Monday, April 03, 2006

Commentaires à "Se tirer dans le pied" | Comments to "Se tirer dans le pied"

(An English abstract follows)
Voici quelques commentaires laissés au sujet de ma dernière participation au Québec grand angle sur le site de cyberpresse.ca
Louis Comtois
M. Laraque,je demeure en Outaouais depuis 20 ans, et j'aimerais bien que vous m'expliquiez comment les gens d'Ottawa font 40% de plus en salaire que ceux de Montréal....c'est absolument faux.
Eheheheheheh! Et voilà dans les dents! Merci bien de confirmer mes recherches!
Benoît Giguère
Tiens toé ! Que tous les François Saillant et autres prophètes du millénium trotskyste se le tiennent pour dit: beaucoup de gens ont de moins en moins de tolérance envers leurs éternelles jérémiades gauchistes. Enfin une bouffée d'air frais.
Merci du commentaire. Vous nommez des gens, ce que j'ai choisi de ne pas faire pour des raisons évidentes...
Patrick Laraque
Petit exte intéressant mais qui analyse la question du coût du logement en évacuant une variable comparative cruciale. Cet oubli fausse complètement les conclusion de l'auteur. Si nous voulons comparer le coût du logement entre Montréal et les autres villes canadiennes de même taille ou plus grande (car aux dernières nouvelles Toronto était plus grande que Montréal) alors il faut comparer dans son ensemble et non selon les données qui font l'affaire de notre pretite 'analyse' économique. Mon cher monsieur, vous oubliez de discuter des salaires! Si le coût du logement est plus cher à Ottawa et bien les salaires le sont aussi! Même chose pour Toronto et Vancouver. Or, si le coût du logement monte comme vous le désirez et ce pour 'brisez le cercle vicieux' est-ce-que les salaires vont suivrent?? Allons nous voir le salaraire moyen ici grimper de 40% pour s'enligner avec celui de Toronto ou Ottawa?
Les salaires en Ontario sont de 25 à 30% plus élevés qu'à Montréal. Ça laisse toujours une écart non négligeable de 15 à 20% pour Toronto... c'est qui n'est pas rien! En bon économiste, j'avais effectivement vérifié! Vous avez bien essayé de me prendre... gamin va!
francine petit
Peut-être est-ce que je me trompe, mais il me semble qu'à force de voir les organismes qui défendent les intérêts des personnes habitant les secteurs défaforisés rejeter tout projet redonnant de la valeur à leur secteur, ils se referment sur eux-mêmes confinés dans des logements sociaux.A moins, que la venue de ces projets, au lieu de leur être bénéfique, fasse que ces derniers les "tassent" de leur secteur sous prétexte qu'ils le dépare.
TOUT À FAIT D'ACCORD! En craignant ce qu'ils appellent la "gentrification" comme la peste, ils créent des ghettos! Et que faire de la théorie de l'émulation complètement écartée dans leur discours...
Alain Prairie
L'auteur est juste dans son analyse et j'ai déjà hâte de lire les pro-pauvres, les pro-démunis et les pro-crastineux.De l'emploi, il y en a, mais le Canada doit importer des travailleurs pour supporter les secteurs boudés par les Québécois qui ont décidé d'avoir une vie riche en temps et cholestérol plutôt que de travailler et d'être fier de leurs efforts et réussites.
Peu de commentaires des gens que vous décrivez, malheureusement... Mais vous avez raison sur un point: les Québécois, comme les Français, veulent non seulement le beurre, l'argent du beurre mais aussi la vache avec! Il faudra faire des choix un jour ou l'autre!
Farid Kodsi
Avec des syndicats et des groupes de pression qui veulent tout geler...les loyers, l'hydro, la scolarité etc., il est tout naturel que les logements et les établissements soient dans un état pitoyable et c'est en grande partie la faute du gouvernement précédent ultra socialiste du Parti québécois.
Selon moi, les groupes de pression ont plus à voir que les partis politiques: le PLQ ne fait guère mieux en fait de mettre les groupes sociaux au pas...
une locataire
cher monsieur l'économiste...avec votre idée, où logez-vous une famille avec trois enfants et dont le revenu familial se situe autour de 35 000 dollars? est-ce que cette famille doit nourrir ses enfants au "kraft dinner" pour pouvoir payer un taudis à 1000 dollars par mois (12 000 par an tel que vous le proposez) ce qui revient à 35% du revenu brut annuel!!
Qui a dit que toutes les familles de 3 enfants et 35000$ annuellement devaient se loger à Montréal? Des emplois qui rapportent 35000$ à deux parents sont aussi présents en banlieu qu'en ville car ce sont des emplois demandant peu de qualifications... Par ailleurs, j'aurais apprécié connaître votre identité. Je signe mes chroniques à ce que je saches! (J,ai même ma photo!)
Jacques Tremblay
J'aime bien cette opinion. Sans dénigrer le rôle des groupes de pressions et les difficultés que vivent certains locataires, ce texte met en lumière les difficultés auxquelles font face tous les propriétaires d'immeubles, même les mieux intentionnés.Au Québec, on a parfois l'impression que c'est un crime de vouloir faire de l'argent (ou à tout le moins de ne pas en perdre) avec un investissement, mais qui va construire des logements abordables s'il est impossible de les renntabiliser? Le gouvernement? Dans ce cas c'est autant d'argent qui n'ira pas à la santé, l'éducation et d'autres besoins criants de notre société
Quel beau mot de la fin! Surtout en ce qui a trait à cette tarre génétique qu'est la volonté de faire de l'argent!
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This message presents the comments written on www.cyberpresse.ca (in french) about my last column. They are mostly positive, denouncing the toot large part take by social lobbies and unions in Quebec's debates. Some support the idea that social groups are creating ghettos by excluding any mixity of the richs and the poors. Others say that québécois wants everything without paying. There is unanimity among the supporters about the need to promote alternative discourses, other than unions' and lobbies' discourses. My comments are generally positive.
Two messages are against the opinion I expressed in my column. The first say the salaries are much more important in Ontario than in Quebec and that might tend to explain the lower cost of housing in Quebec. I checked that particular point and even after adjustement for wages, housing is 15 to 20% lower in Quebec. The other one says a family of three cannot survive in Montreal with 35000CAN$ of revenues. I answered it was possible for those families to live a decent life outside the city...

Sunday, April 02, 2006

La Loi 101: un échec?! | Bill 101: a failiure?!

La Presse faisait sa Une ce matin avec une étude de Statistique Canada qui démontre que les jeunes québécois de première génération (les enfants d'immigrants allophones, précise l'étude) choisissent plus l'anglais que le français comme moyen de communication à la maison.
J'entends déja nos bon vieux Ayathollas du PQ s'écrier que c'est à cause des attaques contre la Loi 101 (la Charte de la Langue française) qu'on observe ce déclin du français au Québec. Ce serait là faire preuve de beaucoup de mauvaise foi!
Effectivement, la Loi 101 avait pour objet de faire du français la langue de communication publique au Québec. À ce que je saches, il est possible de parler une langue en privée, l'anglais, mais également de communiquer publiquement dans les commerces, en groupes, etc. dans une autre langue: le français! Les deux ne s'opposent pas!
Bref, conclure que la Loi 101 a échoué parce que les jeunes québécois de première génération parlent l'anglais à la maison est complètemen faux: le but même de la Loi 101 n'était pas d'imposer le français mur à mur! À ceux qui s'exciteront de tels résultats, je réponds: "laissons donc les gens vivre leur vie privée comme bon leur semble; en autant que les consensus sociaux sur le français comme langue commune, comme moyen d'expression public privilégié soit respecté."
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La Presse was leading it's front page with a news from Statistics Canada saying that young quebecois of first generation (those young people who are born in Quebec from parents who are immigrants) use mostly English to communicate at home rather than French.
I almost can hear our beloved (sic!) PQ's Ayathollas saying that we must reinforce Bill 101, that repeated attacks against it has caused a clear break down for the use of French for communication purpose. Saying that is misleading.
The aim of Bill 101 was to make French the main public communication mean in Quebec. As far as I'm concerned, we can speak a language at home, English, while communicating in French in our social and public life. The two aren't opposites!
Than saying that Bill 101 has failed because more young quebecois of first generation speak English at home is false, since Bill 101 didn't aim to impose French every where to everyone! To those saying we must reinforce Bill 101 I answer: "Let people live their private life as they want to... as long as Fench remains the public way to communicate."

Saturday, April 01, 2006

Se tirer dans le pied

Les locataires montréalais sont victimes du dogmatisme des groupes de pression


MATHIEU LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.

(An English abstract follows)

Il fallait avoir le cœur solide pour lire La Presse à l’heure du petit déjeuner la semaine dernière. Dans leur série d’articles sur les taudis montréalais, les journalistes Katia Gagnon et Hugo Meunier ont traduit avec beaucoup de justesse l’enfer résidentiel auquel sont confrontées de nombreuses familles. Alors que la « fête nationale du déménagement » se prépare fébrilement, il importe de se questionner sur la cause fondamentale de ces situations qu’on aurait cru tout droit sorties d’un autre siècle. Et si c’était les sempiternelles jérémiades des groupes communautaires qui avaient fait sombrer le logement montréalais dans la situation actuelle?

À première vue, le constat est implacable. De grands propriétaires immobiliers profitent de la situation précaire d’une clientèle captive pour lui charger des loyers qui frisent l’usure. Bon joueur, l’Association des propriétaires de logements a dénoncé la poignée de propriétaires qui participent à ce qui a été appelé le « business du taudis », tout en faisant valoir que les locataires n’étaient pas complètement étrangers à l’état délabré des logements en question.


Cercle vicieux de l’insalubrité
Il semble toutefois que la cause principale de la décrépitude des logements montréalais ait été évacuée du débat. Selon les données de Statistique Canada, en 2004, les ménages montréalais dépensaient en moyenne 10 520$ annuellement pour se loger, environ 15% moins que la moyenne nationale de 12 200$. La situation est encore plus exacerbée si on compare la situation de la métropole québécoise à d’autres agglomérations canadiennes d’importance similaire. En traversant la rivière des Outaouais, par exemple, le coût des logements augmente instantanément de 38%, avec des dépenses annelles moyennes dédiées au logement de 15 503$ à Ottawa! Pis encore, l’écart avec Toronto atteint désormais 45% (16 589$).

A priori, on pourrait se réjouir du faible coût du logement au Québec mais, le bas niveau des loyers a envoyé un message doublement néfaste aux propriétaires et aux promoteurs immobiliers; contribuant ainsi largement à la dégénérescence du parc locatif montréalais. Confrontés à des revenus plus minces que partout ailleurs et devant le peu de gains à tirer de réfections majeures, les propriétaires de la métropole québécoise ont laissé dépérir leurs logements. Le montant des dépenses en rénovation engagées par les propriétaires-résidents est d’ailleurs éloquent à cet égard : en 2002, les propriétaires ontariens dépensaient près de 20% plus que leurs collègues québécois pour entretenir leurs logements. Par ailleurs, les promoteurs immobiliers, observant la faible valeur des bâtiments résidentiels locatifs, se sont lancé tous azimuts dans la construction de condominiums au détriment des immeubles à appartements, accroissant du même coup une pénurie déjà passablement préoccupante. On s’est donc retrouvé dans un véritable cercle vicieux de l’insalubrité où les logements désuets devenaient absolument malsains alors que la majorité des édifices nouvellement bâtis n’étaient pas destinés à la location.


Se tirer dans le pied
S’il ne fait aucun doute que plusieurs groupes communautaires jouent un rôle exemplaire de courroie de transmission entre les clientèles vulnérables et les ressources disponibles, notamment dans les quartiers pluriethniques, on ne peut que dénoncer avec vigueur le dogmatisme crasse dans lequel d’autres groupes se sont vautrés. Le dernier exemple en lice est le sort réservé au projet de revitalisation du complexe Imperial Tobacco dans Saint-Henri. Le promoteur immobilier a pourtant favorisé une approche globale en faisant une place de choix aux aspects patrimoniaux et environnementaux du projet. La construction de près de 250 logements sociaux ou abordables est même partie intégrante des plans de l’entrepreneur. Un projet exemplaire selon l’arrondissement. Le hic? La Table de concertation solidarité Saint-Henri et le POPIR-Comité logement dénoncent le projet et réclament un référendum! Selon eux, il serait préférable que la ville de Montréal, parrainée par les gouvernements provincial et fédéral, acquière les édifices.

À la lumière des événements, il devient de plus en plus clair qu’en faisant des subventions gouvernementales et du gel des loyers la pierre angulaire de leurs revendications, voire leur unique cheval de bataille, plusieurs groupes sociaux sont en fait la source même des situations qu’ils dénoncent. À la longue, ils se sont même érigés en véritable obstacle contre ceux qu’ils prétendent défendre. Bref, ils ont oublié la souffrance quotidienne de milliers de familles et ont fait passer l’idéologie avant les résultats. « Mourir pour des idées, l’idée est excellente… » chantait ironiquement Brassens!

DES REACTIONS?
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In my last colum in La Presse, I argued that social lobbies are directly responsible for the housing crisis actually running in Quebec, and in Montreal in particular. By promoting a strong dogmatism in which governmental subventions and price freeze are the only way to solve the crisis, they created the crisis and leaded to the diminishig qualitiy of housing in Montreal.
The statistics show that point of view quite clearly. First, the housing prices in Montreal are 15% lower than the Canadian average, 38% lower than in Ottawa and 45% lower than in Toronto. This gap has given a very bad incentive to building owners. By reducing drastically the revenus from rental, the price freeze encourages the owners to under refurbish and not maintain the quality of their buildings. Once again, the statistics are telling: the average Ontarian owner spend 20% more on his buildings than its Quebecois counterpart.
At the same time, the low added value to housing buildings deterred the construction of new flats. Principally, promoters built condominiums in the recent years. The resul is a real vicious circle where the existing flats are dumps and the new buildings are devoted to be sold, not rent.
Anyways, the social lobbies maintained their dogmatic view of the problem. Last week, two Saint-Henri's lobbies denounced a pprojetc because of its "low social value". Surprisingly, though, the promoters are planning to build 250 new social or low cost housing. The City Hall has described the project as idealistic. Definitely, then, social lobbies are promoting ideologies over results, which is a real shame for the people in need.

Friday, March 31, 2006

Expansion de l'Université de Montréal | University of Montreal's expansion

L'Université de Montréal a finalement décidé d'exercer sont option d'achat sur les terrains de la cour de triage du CN à Outremont. L'achat coûtera 18 millions de dollars financé par un emprunt de l'Université alors que la décontamination coûtera également 18 millions de dollars assumés par l'Université qui s'attend à recevoir des subventions gouvernementales.
En tant qu'ancien de l'UdeM, je ne peux que me réjouir d'une telle acquisition. D'une part, il est de plus en plus évident que les facultés de l'UdeM sont à l'étroit sur la colline universitaire. De nouvelles constructions permettront d'accomoder plus efficacement les étudiants, chercheurs et professeurs.
Qui plus est, cette nouvelle acquisition permettra à l'Université de Montréal d'assurer et d'assumer pleinement son rôle de phare international du savoir québécois. En ayant des installations à la fine pointe de la technologie, elle sera en mesure d'attirer les cerveaux les plus brillants de ce monde et d'envoyer ces étudiants aux quatres coins de la planète; répandant du coup la réputation d'excellence de l'UdeM. Seulement dommage que le gouvernement aie manqué de vision au point de refuser la construction d'un grand pôle universitaire en santé...
Les syndicats critiquent déjà l'emprunt contracté par l'Université pour l'achat des terrains. Cette critique est sans avenue: un endettement en infrastructure est souvent justifié compte tenu de la possibilité d'amortir la dépenses. Là où l'endettement est dangereux, c'est lorsqu'il sert à payer l'épicerie... comme les salaires de syndiqués grassement entretenus!
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The University of Montreal finally decided to use its buying option on the CN's estates in Outremont. The deal will cost 18 million dollars financed by a loan and the decontamination will cost another 18 million dollars paid jointly by the University and the federal and provincial governments.
As a University of Montreal's alumni, I have to applaud that new expansion. It is now a fact that the building on the main campus aren't responding anymore to students, researchers and professors' needs. New buildings are urgently needed.
Moreover, that new expasion will consolidate the international reputation of The University of Montreal. With those new and modern infrastructures, it will be easier to attract the most brilliant students from everywhere in the world and to send our student abroad to propagate the excellence of The University of Montreal. It is a shame the Quebec's governement has lacked the most basic vision by refusing to build a modern health center at this place...
Unions are already criticizing the loan needed to close the deal. They are misleading. When needed to build infrastructures, debt is essential given the capability to disseminate the expense on many years. However, contracting a debt is unforgivable when devoted to day to day administration... just like paying highly protected union members!

Thursday, March 30, 2006

Souveraineté et pédagogie ne vont pas de paire | Sovereignty and pedagogy aren't the same

Le Conseil de la souveraineté du Québec a rendu public hier un manuel pédagogique donnant des outils aux professeurs pour faire la promotion de la souveraineté dans leurs classes, de la maternel à l'université. Après avoir décrié les scandales fédéralistes pendant des années, voilà que les souverainistes tombent dans le même piège de l'embrigadement.
Clairement, les idéologies politiques n'ont une place en classe que sous un aspect d'étude théorique. La lecture de certains extraits du manuel du Conseil donne carrément froid dans le dos! Une telle iniative n'a pas sa place et me rend honteux d'être un nationaliste québécois. Parfois, on dirait que les souverainistes font tout en leur pouvoir pour décourager les modérés d'adhérer à leur mouvement. J'ose espérer que les nombreux souverainistes et nationalistes modérés qui ressentent un malaise face à une initiative aussi douteuse s'exprimeront haut et fort!
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The Conseil de la souveraineté du Québec has just released a pedagogic book to offer Quebec's teachers tools to promote Quebec's sovereignty in their classes, from primary school to the university. After many years denouncing the federalist propaganda in Quebec, now the sovereinist movement is using the same demagogic and propagandist tools.
The only place ideologies should take in school is in a theoretical context. Some extracts of the book are blood freasing. Such an initiative from the Conseil de la Souveraineté is wrong and makes me ashamed of being a Quebec's nationalist. Sometimes, it seems souvereinist feel they have to frighten moderate nationalists and keep them away from their movement. I do hope other moderate nationalists like me will stand up and speak loud against that type of actions!

Fonds des générations: Bien joué! | Fonds des générations: Tumbs up!

Dans ma dernière participation à la chronique Québec Grand Angle de La Presse, j'argumentais que si le gouvernement du Québec adoptait la même attitude envers le remboursement de la dette que celle qu'il avait adopté dans le cas du jugement Chaoulli sur la santé; on était pas sortis de l'auberge!
Force est de constater, et j'en suis le premier rassuré!, que ça n'a pas été le cas. Le Fonds des générations créé par le Ministre Audet est une initiative certes mineure pour l'instant, mais vouée à un bon avenir. Qui plus est, elle a le mérite de cesser les interventions symboliques contre la dette au profit d'actions réelles, même si elles ne sont pas à la hauteur des attentes de prime abord.
À ce chapitre, les critiques de ceux qui prétendent que le Fonds ne comblera pas l'accroissement de la dette à sa première année d'existence font fausse route. Il est vrai que la première année du fonds prévoit un versement de 74 millions $ alors que la dette croîtra de 3 milliards $. Mais prendre cet argument pour discréditer le fonds, c'est oublier que la Caisse de dépôt et de placement, un des piliers économiques du Québec, a aussi démarré par une contribution relativement modeste. Bref, ce Fonds des générations est voué à un brilliant avenir, s'il n'est pas dénaturé par les politiciens...
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In my last colum in La Presse, I wrote that we were doomed if the provincial government was applying the same approach to the debt than to the health care crisis. Fortunately, I was wrong to expect the Charest's government to adop the same methods. The Fonds des générations announced in the Audet's budget is a minor but promising innovation in the Quebec's public policies. For the first time, Quebec's government stops to be symbolic on the debt crisis and start a proactive approach of the problem. Those who denounce the Fonds des générations, saying that during its first year, teh government will contribute 74 millions $ while the debt is incresing by 3 billions are wrong. They forgot that the Caisse de dépôt et de placement, on of the most important Quebec's financial institution, started by a relatively small contribution to grow steadily. Clearly, the Fonds des générations is promised to a brilliant future... if politicians do not denature it!

Tuesday, March 28, 2006

Gouvernement Harper: sous surveillance | Harper's government: under monitoring

Voilà que le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de restreindre l'accès des médias aux ministres. Particulièrement, le cabinet du premier ministre a décidé de bloquer l'accès des bureaux du chef conservateur aux journalistes lors de certaines rencontres officielles, limitant les droits d'accès aux photographes et caméramen. Par ailleurs, l'attaché de presse de M. Harper détermine désormais seul les droits de parole lors des conférences de presse du premier ministre. Finalement, le gouvernement pense à limiter l'accès des journalistes au ministres suite aux rencontres du conseil des ministres.
En soit, ces décisions n'ont rien d'exceptionnelles. En matière de relation PM-médias, l'accomodement raisonnable (à la mode ces jours-ci au Québec) n'existe pas. Les règles du jeu sont entièrement fixées par l'entourage du Premier Ministre. Étant donné le peu d'expérience gouvernementale des ministres et des députés conservateurs en général, il est raisonnable pour les politiciens de vouloir garder le contrôle des communications avec les médias. Cette décision est tout à fait rationnelle et ne remet en cause que la "tradition" qui gérait les relations avec les journalistes auparavant. Qui plus est, cette décision a pour effet de rendre plus rares, donc plus importantes, les occasions d'intéraction entre le Premier Ministre et les journalistes. Une occasion de civiliser un peu ces relations et d'y imprégner un peu plus de respect envers "le politique". L'avenir nous le dira...
Les journalistes ont néanmoins raison de questionner ces décisions à la chaîne. D'une limite raisonnable des droits des journalistes (qui tendent souvent à oublier que tout droit est assorti d'une responsabilité équivalente) à une limite sévère à la liberté de presse; il n'y a qu'un pas. Si l'effet des décisions récentes n'a pas pour effet de limiter la liberté de presse, le nouveau gouvernement ne doit en aucun cas tomber dans les dérives de l'administration Bush. Bref, ce gouvernement doit être surveillé attentivement.
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Recently, Stephen Harper's governement decided to limit the access the journalists have to the Prime Minister. From now on, journalists will be excluded from determined official meetings at the Prime Minister Office, while photographs and cameramen will be admitted. Moreover, the PM's relationists will decide alone who has the right to question the PM and journalists will be taken away from the Cabinet meetings.
In themselves, those decisions aren't very surprising. In terms of relations with journalists, all the rules are determined by the Prime Minister's office... the "reasonnable accomodement" so fashionnable nowadays doesn't exist! The decision is even rational given the very slight experience of "the affairs of the State" the new MP have: it'll be easier to keep control of the governmental communications this way. Only the tradition is harmed by such a decision. Even more, the new limitations on the relations between the journalists and the PM might lead to an added value to occasionnal meetings with the press. It might civilize the relations and add a bit of respect of "the Politics". The future'll tell us...
However, the journalists are right to question those decisions. From a limitation of journalist's rights (which are linked to responsabilities, as journalist often forget) to a limitation of press liberties in general, there is a very slight gap. The new rules do not limit press freedom, but Harper's government must not fall in the excess of the Bush's administration in terms of press control. In fact, the Tories' government has to be closely monitored from now on.

Monday, March 27, 2006

From Nottingham's new features | Nouvelle disposition de De Nottingham

Dear readers,
As you'll notice, I've changed slightly the way "From Nottingham" is presented. I aimed to make the blog easier to access and to refer to. Among the new features, please note:
- You can now subscribe to an email notification of any new addition to the blog;
- You now have access to a number of feeds;
- "From Nottingham" is now accessible from many blog catalogs.
I also intend to publish more bilingual material, so the blog can be followed by a larger number of readers. I'll also try to add weekly polls on "From Nottingham".
Sincerely your,
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Chers lecteurs,
vous remarquerez que "De Nottingham" contient désormais nombre de nouveaux items dans le but de rendre le contenu publié ici plus accessible et plus facile à suivre. Notamment, vous noterez que:
- Vous pouvez désormais vous inscrire à une liste de courriel qui vous tiendra informée de tout ajout au site;
- Vous avez désormais accès à un grand nombre de "feeds" qui vous permettront de suivre le blog à votre guise;
- "De Nottingham" est désormais listé sur un bon nombre de catalogues en ligne.
Par ailleurs, j'essaierai d'augmenter le contenu bilingue du blogue afin de le rendre accessible à un plus grand nombre de lecteurs. J'essaierai également d'ajouter des sondages hebdomadaires aussitôt que possible.
À bientôt,

Thursday, March 23, 2006

L'épopée de Madame ou Boisclair et les désertions...

Vraiment, il n'en rate pas une! André Boisclair a vu un plat se dresser devant lui... et il n'a pu réprimer son envie de mettre le pied dedans! Franchement, sa réaction suite au départ de Pauline Marois a été définitivement malhabile. Il est vrai que des départs du PQ surviendront dans les prochaines semaine, voire les prochains mois. C'est d'ailleurs le cas à l'approche de toute élection suivant la nomination d'un nouveau chef. Mais le moment était pour le moins mal choisi alors que sa rivale de novembre dernier se retirait avec grâce et en lui lançant des fleurs. Pis encore, il a fallu que le malheureux en fasse une question de renouvellement générationel. Je suis jeune et je vois d'un oeil plutôt positif l'arrivée d'une nouvelle génération de politiciens. Je crois toutefois qu'André Boisclair aurait dû garder pour lui cette remarque inopportune.
De cette dernière déclaration-choc à la conclusion qu'André Boisclair manque du sens politique le plus primaire, il n'y a qu'un pas à franchir... et que je m'abstient de franchir. Peut-être suis-je un peu jovialiste, les renversements de tendance aussi marqués étant plutôt rares, mais je crois qu'il est toujours possible pour le nouveau chef du PQ de devenir plus pertinent. On compte encore aisément ses interventions publiques depuis sont retour "aux affaires". Peut-être qu'une plus grande exposition nous permettra de voir un nouveau côté de se chef de plus en plus mal aimé à mesure que les journalistes le fréquentent! Le budget de cet après-midi sera sans contredit un moment charnière pour juger du nouveau chef.
Je m'étais promis de réserver mon jugement sur le leadership d'André Boisclair pour les 6 premiers mois de son règne. Après ce délais, il sera désormais difficile de changer l'opinion, positive comme négative, qui se sera formée à son sujet, notamment quant à la profondeur de son discours. Alors qu'il n'est encore qu'à l'étape d'amadouer un parti plutôt rebelle, un rumeur veut que ce chef soit une coquille vide. Laissons lui donc le temps de faire ses preuves et de proposer une véritable alternative aux politiques libérales. Vivement sa réaction au budget Audet. Pour ce qui est du leadership, on s'en reparle le 15 mai!
Ceci étant dit, je voulais d'abord et avant tout faire l'éloge de Madame Marois. Dans ma dernière chronique, je saluais son innovation en matière de politique publique en santé alors qu'elle était ministre de la Santé. Elle avait proposé un ticket modérateur et s'était alors rabrouée. Dans cette politique comme ailleurs, Madame Marois a fait preuve d'un grand sens du devoir d'état: entre équité et réalisme. Elle aura imprégné son action de cette volonté de faire avancer les conditions de vies de ses concitoyens tout en s'assurant d'une action gouvernementale bien dosée. Rares sont les politiciens de sa trempe. Bravo!
Parallèlement à sa vie publique, elle aura également su mener une vie personelle qu'on dit remplie et heureuse. C'est une exception dans le monde parfois impitoyable qu'est la politique. Finalement, elle aura mené une carrière qu'on qualifierais dans d'autres domaines "d'atypique". En 1981, lorsqu'elle fera son entrée à l'Assemblée Nationale, très peu de femmes l'auront précédée. Quinze ans, 14 ministères et 2 courses à la chefferie plus tard, elle se retire la tête haute. Voilà décidemment une mal aimée qu'on aurait dû mieux traiter!

Monday, March 06, 2006

Réactions à "Comptabilité électorale"

Voici quelques réactions prises sur le site de cyberpresse.ca au sujet de la dernière chronique "Québec grand angle" que j'ai signé:

yvon
bonsoir l électricité mnte de 5.3 % et la gaz a la pomepe a monté de 0.cent le litre vendredi et quand il a été en plein été a 1.47 le litre tout le monde criais ectceque cela a changer quelque chose alors et quand le partie quebecois a été la il a fais quoi alors il crie pour se montré important mais c est dela saumure cela alors des crie de pleure harel legault etmarois charboneau et legendre ect et bien il se pense au dessus de la dette qu iol on fais et causé et les hopital et les imfirmieres =er et il cherche a se faire du partie pris et vous aller voté pour cela la separation avec la dette que l on a et bien a vous de decidé votre bon partie quebecois bon pour le fleuve vaque et vaque la reputation. et bien pour te dire en passant que les c p e n aurais du jamais existé alors et si les parents ne son pas capable d élevé leur enfant alors qu il n en mettre pas au monde alors et la tout paie pour cela alors un enfant pas né paie deja alors et dans les ecole c est comme cela un laissé aller a tous ce qu iol veule faire et le font et ou sont les parents occuper a prendre leur biere ou a niaisée alors je comprends un peut le monde du laissé aller et dire la société vas prendre notre releve et avec les sindycat super bien monté alors bonne soirée et allons en c p e et payons et faisson payer les autres pour vos enfant alors ne me parlez pas des bon p quebecois comme andre dans le bois.

J'ai sincèrement essayé de me rendre à la fin de votre texte, mais en vain. Si je comprends bien, vous dénoncez que le PQ n'ait pas fait mieux... Vous avez tout à fait raison, d'ailleurs si vous lisez mes textes précédents de la chronique, ou sur le blogue, vous remarquerez que je ne suis pas complaisant à l'endroit du PQ non plus.

Monique Desautels
Il est assez évident que vous n'êtes pas un fan de M. Charest. Pourtant, je crois que M. Charest a prit la bonne solution. Il a entrouvert la porte aux assurances privés. Petit à petit, la porte s'ouvrira de plus en plus grande. Ainsi, tous aurons le temps de s'ajuster à la nouvelle mesure... il ne servirait à rien de brusquer les choses. Slowly but surely comme disent si bien les anglais.J'apprécie beaucoup la sagesse de M. Charest et il aura mon appui aux prochaines élections.

Vous avez raison sur un point: il est souhaitable que le privé s'implique de plus en plus en santé. Malheureusement, je ne partage pas votre optimisme sur la suite des choses. N'oubliez pas que les politiciens ne visent qu'un but: être réélus... pas maximiser votre bien être!

Alain Prairie
Dans ce pays des gérants d'estrade qu'est le Québec, il y a un poste que peu de gens désireraient occuper et que tous sont prêt à critiquer avec virulence, soit le poste de Premier Ministre du Québec.Jusqu'ici, le gouvernement Charest a mené plusieurs combats sur plusieurs flans avec succès.Il y a longtemps que je n'ai pas vu un gouvernement Québécois se tenir debout pour le bien de la population comme celui ci l'a fait jusqu'ici malgré les enfantillages des tourneurs en rond.Même si l'auteur de ce texte a des observations intéressantes vu des estrades, j'aimerais bien lire ses observations vu de la fosse aux lions.

M. Prairie, sachez que j'ai vu la "fausse au lion" de la politique partisanne pendant un certain temps (quelques années en fait! au sein des partis politiques ) et que ça n'a fait que confirmer mon opinion: nous avons effectivement besoins de politiciens qui se tiennent debout. Malheureusement, Jean Charest vous a bien fait croire qu'il le faisait dans le cas de la santé tout en maintenant le statut quo.

ochs
BONJOUR,visiblement l'auteur du texte manque d'information et se trompe lourdement lorsqu'il prétend au paragraphe :"faire mieux est posible" en affirmant que l'exemple anglais en la matière est une réussite.je vous renvoi aux extraits d,une étude anglaise publièes dans le monde du 01/03/06 intitulée "LE GOUVERNEMENT BRITANIQUE NE CROIT PLUS AU FINANCEMENT MIXTE DES HOPITAUX". Comment un gouvernement peut ignorer cette expèrience en grandeur réelle? Ainsi je vous suggère, pour éviter une telle catastrophe, de porter à la connaissance de Mr Charest cet article.j. Ochs

Bonjour. J'ai bien lu ce texte et j'en était au courant. Vous faites toutefois fausse route. Lorsqu'on réfère au financement mixte des hopitaux en Grande-Bretagne, on fait référence au marché interne mis en place sous Margareth Tatcher et qui fait en sorte que la NHS agit comme demandeur de soins de santé et que les cliniques privés agissent comme offreurs de soins de santé. Allez relire l'article du Monde, vous verrez!

Edouard
Je crois que les libéraux de Jean Charest aura intérêt à dégraisser le système comme il avait promis et mettre l'argent la ou ça fais mal! Non pas par tout de sorte de régie ou de bureau avant d'aller directement dans les besoins.

Bien d'accord!

patrick
Si je me trompe pas, Gerald GODINetait membre du PQ et ces person-nes se foutent de la situation du Quebec.Ce sont ces gents qui ont misle Quebec dans le trou.

Bel exercice de démagogie amalgammant mon lieu de travail à mes convictions politiques! Lâchz pas la patate! Intéressant, mais pas très constructif...

Orn Im
Je crois que, pour n'importe quel gouvernement, les actions de nos politiciens dirigeants visent à obtenir une meilleure rentabilité électorale pour leur parti politique que pour apporter la vraie solution aux problèmes. La phrase suivante de Monsieur Mathieu Laberge : ‘’Malheureusement, la solution apportée par le ministre Couillard est inappropriée et répond plus à des impératifs politiques qu’à la nécessaire prise en main que requiert le réseau public de santé.’’est aussi valable pour les ministres de santé publique précédants (sous Jacques Parizeau, sous Lucien Bouchard, sous Bernard Landry)Merci

Tout à fait d'accord. Si vous lisez le reste du blogue, vous remarquerez que je critique aussi souvent les péquistes que les libéraux... ils le méritent tous!

Claude B.
Comment peut-on oser dire que le gouvernement Charest tente à tout prix à plaire à l'électorat alors qu'il nous annonce des hausses de coûts à Hydro Québec, la SAQ, la SAAQ et autres. Comme dirait mes collègues, enfin un gouvernement qui a des couilles et qui ose agir selon les besoins de la collectivité.Bravo M. Charest.

Un instant! Vous sautez des bouts de l'histoire! Le gouvernement laisse la SAAQ augmenter ses tarifs pour mieux lui tapper sur les doigts après... question d'être populaire. N'est-ce pas aussi un peu de comptabilité électorale? Il devrait plutôt laisser faire la SAAQ, Hydro, etc.

J.Michaud
Je pense que si on commençais par couper dans les salaires faramineux donnés aux chum des élus serait dejà un bon début.


Oui, mais au-delà du copinage, il faudrait également revoir le rôle même de l'État...

Danielle
Lorsque l'on pense solution cela coûte toujours et encore de l'argent aux contribuables. J'aimerais beaucoup que l'on se penche sur le dégraissage de la machine. Les bonus qui sont donnés aux cadres, lorsqu'ils ont bouclés avec succès leur budget et cela souvent en explotant de plus en plus de façon audieuse les travailleurs, en coupant les services à la clientèle.Exemple:Société de l'état,Hydro Québec de mon coeur!!! Formation, compte de dépense extravageant, soirée pour les cadres qui travaillent tellement plus que l'ensemble des autres travailleurs!!!! ouin faudrait peut-être augmenter encore les tarifs. Conversation au parlement (fictif bien sûr)-Est-ce que nous pouvons encore plus contrôler le porte-feuille des Québéçois,leur laissant le moins de marge de manoeuvre possible quelqu'un à une idée? Leur offrir une augmentation en dessous du coût de la vie,augmenter leur stress en minant leur morale. ¨ca commence a avoir des effets. La violence augmente dans les familles...les gens commencent à se manger entre eux c'est bon!-Bien sûr! Pourquoi pas un programme nationnal de garderie.- Quel merveilleuse idée! Bientôt Ils seront tellement pris à la gorge que nous pourrons en faire ce que nous voudrons!- Félicitation le Néolibéralisme triomphe!C'est sarcastique! mais ça m'a fait du bien!

Héhéhé... amusant! Et vous n'avez pas tout à fait tort!

Jean-Serge Baribeau
Un débat fécondant et tonifiant n'est pas facile lorsqu'il s'agit de discuter du système québécois de santé. Un des facteurs qui rend pénible, sinon impossible, toute tentative de débat, c'est l'aspect éminemment «idéologique» qui ne cesse de sous-tendre tout ce qui se dit et s'écrit. En fait, Jean Charest, compte tenu de son passé conservateur et de ses propos souvent ambigus, est soupçonné d'être un partisan inconditionnel et aveugle de la privatisation à tout prix. On a souvent l'impression qu'il tente de sauver la mise en parlant plutôt des partenariats public-privé (PPP). Mais rares sont ceux qui croient que c'est bien là ce qu'il veut réellement. À tort ou à raison beaucoup de citoyens le perçoivent comme un apôtre radical de la privatisation. Personnellement, je partagerais cette perception. Quant aux forces dites «progressistes» ou de gauche, elles craignent les privatisations tout azimut. Elles craignent le démantèlement du système public. Et, au sein de la gauche, il existe aussi un aspect «idéologique» (du moins chez certains) qui fait que le secteur privé est diabolisé alors que le secteur public est sanctifié. Pourtant, cette même gauche n'arrête pas de critiquer les gouvernements, semblant penser que seule la gauche pourrait redynamiser et «purifier» le secteur public.Je ne propose pas naïvement et bêtement de nier les divergences entre la droite et la gauche. Cela est très sain. Mais cela demeure sain tant et aussi longtemps que toute discussion n'est pas coupée et que toute réflexion n'est pas interdite.. De part et d'autre, il faut faire attention aux positions idéologiques trop coulées dans le béton. Mes positions sont plus proches de celles défendues par les progressistes. Mais je déteste néanmoins le dogmatisme et l'angélisme.

Join the club! Vous aurez compris que je suis généralement plus de centre droit que de gauche, mais tout comme vous je déteste les dogmatismes. J'apprécie beaucoup votre approche modérée et ouverte! Continuez comme ça, c'est tout à votre honneur.

Legault
Il est clair que ce gouvernement qui attendait d'être élus avait des idées plus ou moins précises de ce qu'ils allaient faire une fois au pouvoir. Cependant la façon de faire digne d'une prestation à la LNI, mais pire les choses ont été faites de manières irrespectueuses envers les gens concernés,surtout ce qui touche la fonction pubique.Lors du bilan préélectoral ce gouvernement mettra les chiffres en sa faveur et j'espère que le pubique ne sera pas dupe. On peut tellemnt jouer avec la comptabilité je sais je travail dans un hôpital et si vous saviez tout ce que les dirigeants font pour ne pas payer d'amende concernant la durée de séjour à l'urgence d'un patient.

Ben Chaput
Les gouvernements modernes sont des amas d'opportunistes qui naviguent sur les résultats de sondages.Le gouvernement Charest n'a fait que démolir les réformes entamés par le gouvernement précédent. Sa réforme des CPE est un exemple de démolission d'un service exemplaire pour récupérer quelques fonds pour remettre via les baisses d'impôt promis.Les augmentations en flèche des tarifs d'électricité en est un autre exemple. On veut nous faire croire que c'est par souci d'économie!!! Si l'on amenait les menteurs au bucher, les Libéraux disparaîteraient à jamais!!!Les réformes municipales (plutôt le démantèlement de ceux-ci) sont un autre exemple de démagogie appliquée. Nous défaisons les réformes pour plaire à l'électorat avec une insouciance irresponsable.Les Libéraux se discréditent continuellement pour essayer de plaire à tout le monde et à son père. Des tristes sieurs qui doivent faire honte aux prédécesseurs de ce parti...Mais pour le p'tit peuple, du pain et des jeux...

Denis Beaulé
De fait, les décisions à prendre et les politiques à mettre en oeuvre concernant la dette et la Santé n'en seront pas d'excellentes tant qu'on les fera ou laissera dépendre (exclusivement) de manoeuvres stratégiques ou d'impulsions du moment d'un homme, d'un parti (gouvernement) ou d'une population 'P'. Ces acteurs savent ou croient savoir en effet ce qui est bon pour eux, mais omettent le plus souvent d'apercevoir ou de prendre aussi en compte ce qui serait bon ou pourrait devenir néfaste ou onéreux pour d'autres (après eux) ou pour eux-mêmes plus tard.

Tout à fait d'accord! Tous les chefs de partis cherchent d'abord à maximiser leur chances de réélection. Pour ce faire, ils tendent à concentrer les bénéfices et à diffuser les coûts...

michel notredame
À mon point de vue Jean Charest n'en a pas pour longtemps.Il se fera battre aux prochaines élections.À force de rentrer l'épée dans la gorge des consommateurs de produits et services de l'État québécois, il crée un écoeurante aiguë...Et puis il défend bien mal l'image du peuple québécois, dans lequel il ne croit pas vraiment.Jean Charest, s'il était demeuré chef du Parti Conservateur, serait probablement devenu Premier ministre du Canada. Sa destinée politique était à Ottawa, pas à Québec, où il excelle dans son rôle insignifiant.Il aura été l'un des plus mal aimé des premiers ministres du Québec. Les causes de ce profond sentiment résident dans ses promesses en l'air et dans la vertigineuse ascension des coûts à Hydro-Québec, la SAQ, la SAAQ, et tutti quanti !!!L'homme ne plait pas et l'ensemble de ses ministres dégage une impression de petite bourgeoisie régionale boiteuse et sans génie.La vision essentiellement provincialiste du gouvernement actuel est réductionniste et rétrograde. Fédéralisme impose !!!L'alliance factice entre Charest et Harper ne produira pas grand fruits...je vous en passe un papier...D'autre part, il est loin d'être assuré qu'André Boisclair soit l'homme de la situation au Parti Québécois. Le personnage laisse pour le moins songeur tout observateur de la scène politique...À la limite, toutefois, Boisclair ne pourra jamais aussi mal faire que Charest. Puisse-t-il, s'il devient chef de l'État provincial du Québec, enfin réaliser le contenu de l'article 1 du programme de son parti...sinon il sera voué à encore gérer, tant bien que mal, une province canadienne sans trop d'envergure parceque sans pouvoirs vraiment significatifs.

Je crois que Jean Charest sera réélu, contrairement à vous. Il est vrai qu'il excelle dans l'art de déplaire à tout le monde: pour un bon coup il en fait dix mauvais! Mais les Québécois sont généralement tolérants et aiment laisser la chance au coureur. De toute façon, serions-nous réellement mieux avec André Boisclairs, qui a donné son nom au language politique: la langue de Boisclair (merci à indicatif présent et M-F Bazzo!)

Alain Rowe
Le plus grand danger pour la santé des québécois, c'est Charest et son gouvernement. Vraiment de quoi rendre malade!!!

Pourquoi?! Je ne suis pas complètement en désaccord, mais j'aimerais connaître vos arguments! Dans mes examens, je donne généralement la moitié des points à la réponse et l'autre moitié à sa justification!

C. Tremblay
Absolumnet faux. L'héritage laissé par le gouv. péquiste oblige notre nouveau gouv. libéral à des décisions en profondeur. Les Péquistes ont hypothéqué nos budgets - ils ont distribué des subventions minables à des industries secondaires à court terme avant les élections et le gouv. libéral a hérité de la grogne de ces gens qui doivent fermer boutique - surtout en Gaspésie.Les journalistes se plaisent à dire de M. Charest qu'il est le "mal aimé", qu'il n'est "pas populaire" à répétition. Difficile de remonter dans la faveur du peuple lorsque les journaux et les écrans de TV vous vilipende...

Je suis d'accord pour dire que des actions en profondeur sont nécessaires... c'est justement ce que Jean Charest ne fait PAS! Prétendre le contraire, c'est verser dans la politique politicienne...

Marcel
L'opinion émise sous le thème Comptabilité électoral je ne la partage pas du tout.Le gouvernement fait tout simplement son possible avec les possibilitées qui s'offre a lui.Le monde ne veut pas d'augnentation de taxes penser au 5.3% de l'Hydro,cette augnentation d'environ $6.00 mensuellement fait un drame !

Je suis d'accord que la population fait un drame avec des bineries... Mais le plus dramatique, c'est que pour être réélu, Jean Charest répond aux caprices de tout un chacun!

André Boiron
Et puis? Pourquoi cet article??? Pas très intéressant...

Ça vous a fait du bien?? Maintenant, si vous trouvez ça plate, on attend vos textes! D'ailleurs, on vous oblige pas à le lire...

Michel Duhaime
Je ne suis pas surpris. La fin justifie les moyens en politiqueLes réformes et les projets de lois sont fait par de gens qui sont des prévilégiers de la société. Partiellement déconnecté de la réalité. Tout comme les pros du Sport ou les PDG de grandes entreprises. Que ce soit n’importe quel partie l’idée est toujours la même = le bien du partieEt non celui du peuple .Ont donne un peut au peuple pour se faire élire ou réélire puis après on impose sa volonté.

Bien d'accord!

Comptabilité électorale

Le gouvernement adopte une attitude nuisible pour plaire à tous prix à l’électorat

MATHIEU LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre

Jacques Parizeau considérait que le problème d’engorgement du réseau de soins de santé relevait d’un financement public insuffisant. Lucien Bouchard l’attribuait plutôt à une mauvaise gestion des ressources. Sous l’impulsion de la Cour Suprême, voilà que le gouvernement Charest est forcé de reconnaître une autre cause : l’absence de support privé aux institutions publiques. Malheureusement, la solution apportée par le ministre Couillard est inappropriée et répond plus à des impératifs politiques qu’à la nécessaire prise en main que requiert le réseau public de santé.

Effectivement, on peut douter de l’efficacité de cette nouvelle mesure qui s’apparente à poser un minuscule pansement sur une jugulaire sectionnée. En garantissant des délais d’attente maximaux pour seulement trois types de chirurgies électives, lire non-urgentes, le gouvernement ne change rien de fondamental, ni même d’important. Reconnaissons-le : peu de patients ont perdu la vie suite à une cataracte ou à une hanche ou un genou mal amoché. Le droit à la vie, qui constitue la base de la décision des juges, ne sera pas mieux garanti après cette « réformette d’apparat » qu’avant.

Le gouvernement a le devoir de s’assurer que tous ont accès aux soins de santé que leur état requiert, mais tant que les patients ne seront pas sensibilisés à la valeur réelle des soins qu’ils reçoivent, les listes d’attentes interminables persisteront. Dans les années 1990, Pauline Marois avait d’ailleurs été condamnée au bûcher du sacro-saint modèle québécois pour avoir évoqué l’idée même d’imposer des tickets modérateurs ou de publiciser le coût réel des actes médicaux. Contrairement à l’initiative Couillard, ses solutions étaient pourtant innovantes et répondaient adéquatement à la véritable problématique.

En matière de soins de santé, les solutions possibles sont d’ailleurs légion. Le Royaume-Uni, par exemple, a su allier l’action du secteur public en santé à l’efficacité du système privé. De 1970 à 1996, les plans d’assurances-santé privés ont proliféré, la proportion de bénéficiaires triplant en 25 ans, atteignant jusqu’à 10,8% de la population selon l’Observatoire Européen sur les Soins de Santé. De ce nombre, près de 70% des bénéficiaires profitaient d’une assurance-santé fournie par leur employeur ou leur association professionnelle. Les assureurs privés ont apparemment su adapter leurs produits aux besoins de leurs clients de sorte à compléter le régime public de soins de santé. C’est ainsi que plusieurs assurances collectives en sont venues à offrir une couverture privée pour des soins que le gouvernement ne pouvait fournir dans des délais acceptables. Les plus grandes compagnies d’assurance britanniques disposent d’ailleurs d’importants réseaux d’hôpitaux privés qui répondent à ces besoins. Par ailleurs, le gouvernement anglais a également favorisé le développement et la diffusion de classements des hôpitaux selon la qualité des services qui y sont dispensés et la longueur des listes d’attente auxquelles ils sont confrontés. Tout porte à croire que ce type d’interventions mérite d’être étudié puisque selon les sondages de l’Observatoire, les Britanniques ne perçoivent pas les soins privés comme étant de qualité supérieure, mais comme étant simplement plus rapides.


En mode électoral
Avec un peu de volonté politique, il aurait été possible pour le gouvernement libéral d’insuffler une vision complètement nouvelle des services de santé au Québec. En lieu et place d’une véritable réforme, il a plutôt répondu aux impératifs de la saison pré-électorale qui s’enclenche et a tenté de se faufiler dans les mailles du filet du jugement de la Cour Suprême. Cette attitude de haute voltige de marketing électoral, dans un dossier aussi primordial que les soins de santé, est évocatrice de la volonté du gouvernement Charest de plaire coûte que coûte à l’électorat. Il va sans dire qu’elle est nuisible lorsque vient le temps de régler des problèmes qui demandent une vision à plus long terme que la gestion des intérêts partisans.

Et voilà que le premier ministre promet maintenant d’apporter sa solution « maison » au problème de la dette du Québec, dont la dimension intergénérationnelle interdit toute réflexion basée sur le court terme. Ce dossier risque-t-il aussi d’être emporté dans la vague déferlante des manœuvres électoralistes? À la lumière des événements des derniers jours, est-il vraiment rassurant de voir Jean Charest s’y intéresser? Si le gouvernement applique à la dette la même logique qu’il a appliquée à la santé, on n’est pas sorti de l’auberge!

Écrivez-nous:

Thursday, March 02, 2006

Boisclair et le complot Gescaïen!

Un court billet aujourd'hui pour revenir sur les propos (malheureux!) d'André Boisclair sur le prétendu complot du groupe Gesca, dont La Presse fait partie. Voilà que, selon l'illustre personnage, le groupe de presse s'acharne sur lui et son parti. La dernière étape de ce complot gescaïen serait la publication le jour d'un caucus d'un sondage défavorable au Parti Québécois.
Une telle attitude du chef du PQ est décevante et ne redore en rien son blason passablement terni. Elle ne fait qu'accréditer la thèse, fausse, qu'il y a un acharnement des médias contre le parti souverainiste. Le Directeur de l'information de La Presse a, par ailleurs, bien démontré que le traitement de la nouvelle se faisait au cas par cas, sans partisannerie: il a argué que La Presse avait publié nombre de sondages défavorables au PLQ et ce, souvent à des moments clés comme le conseil de ministres ou l'ouverture d'un congrès.
Quelques jours avant son élection, j'avais soutenu dans la chronique du Québec Grand Angle, qu'André Boisclair devrait faire le ménage des purs et durs du PQ. Des déclarations comme celle d'hier ne font que renforcer les dogmes de ces mêmes purs et durs et soutiennent l'impression selon laquelle ils sont rois et maîtres du PQ. On a beau vouloir donner la chance au courreur, encore faut-il que le courreur prenne cette occasion au vol! Jusqu'à maintenant, André Boisclair n'a su que décevoir depuis son arrivé à la tête du PQ. Il lui reste de moins en moins de temps pour gagner la faveur des électeurs, alors que tous les signes laissent croire que Jean Charest est en mode pré-électoral. Saur-t-il renverser la vapeur??
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Ma dernière chronique du Québec Grand Angle était prévu pour samedi dernier. Comme vous l'aurez constaté, l'actualité de la fin de la semaine dernière (la démission du président du CA de la SAQ) en aura eu raison, au moins temporairement. La chronique sera publiée ici aussitôt qu'elle l'aura été dans les pages de La Presse.

Friday, February 03, 2006

Réponse aux commentaires de "Couper la poire en trois"

Bon bon bon... Par où commencer?
À l'époque où j'étais à la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), un grand sage que je m'abstiendrai de nommer m'avais dit: "Quand ça crie fort [les politiciens], tu sais que tu as touché un point important parce que si ça ne les atteignais pas, ils te foutraient la paix!" Mon dernier papier du "Québec Grand Angle" a, comme à l'habitude, reçu son lot de réactions virulentes. "Traître, vendu, néo-corrompu post-Gomery" ont, entre autres, été les prétentions qui m'ont été prêtées! Et étonnemment, les tirs les plus nourris sont venus de ceux qui se situent plus près de mon allégeance nationaliste...
Bref, on a tiré des conclusions de mon propos qui n'étaient pas l'objet de mon texte. Que ceux qui ont poussé les hauts cris relisent l'article: je n'ai jamais mentionné quelle option (entre réélire Harper et faire le pari du fédéralisme d'ouverture ou élire le PQ et faire la souveraineté) je privilégiait! Pourquoi je n'ai pas tranché? Simplement parce que, comme une majorité de Québécois, je suis actuellement ambivalent. Généralement, je partage à 100% la vision de Joseph Facal sur l'issu la plus réaliste au dilemme fédéralisme vs souverainisme. Il dit essentiellement qu'étant donné les tentatives ratées de réforme fédérales du passé, la souveraineté du Québec est l'issue la plus réaliste. Vous pouvez lire son texte à l'adresse suivante (chez un vilain compétiteur, malheureusement! ahahahah):
Je suis d'accord, mais avec un tantinet moins d'optimisme quant à l'option souverainiste. Disons que je crois qu'il faut laisser la chance au coureur Harper, quitte à être amèrement déçu. C'est également ce que je soutenais dans mon papier: Harper a 2 ans pour me convaincre... après sa fenêtre d'opportunité se refermera!
Par ailleurs, je dois encore une fois m'insuger contre ces pastiches de penseurs, ces imposteurs qui tirent à boulets rouges sur le messager plutôt que sur le message. Je trouves déplorable que des gens puissent jouer à l'autruche à ce point, quitte à s'enfermer dans une spirale dogmatique qui les tire dans les bas fonds de l'idiotie! En rejettant tout débat au niveau des idées, à la faveur des attaques personnelles, ces gens paralysent l'avancée du Québec et contribuent au cynisme face au politique... à plus forte raison quand ils n'ont même pas l'honnêteté de signer leurs propos. Avis aux anonymes rapides sur la gachette des étiquettes et sobriquets de toutes sorte: abstenez-vous donc la prochaine fois... vous vous faites plus de mal qu'à moi-même: aucune étiquette ne m'a jamais empêché de dormir et, comme le reflète mon premier paragraphe, je retire une certaine satisfaction à vous faire choquer!
Dernière chose: allez lire le tout dernier commentaire au texte "Couper la poire en trois". Même si je ne partage pas l'entièreté de l'analyse (on ne peut réduire l'analyse du vote de janvier à l'expression des pourcentages... le vote de la région de Québec pourrait fort bien être interprété comme un précuseur. Bref...), allez le lire, donc: je crois que les deux questions posées à la fin du commentaire sont très TRÈS pertinentes!

Monday, January 30, 2006

Commentaires à: Couper la poire en trois

Le texte que j'ai publié dans la chronique "Québec grand angle" de La Presse a donné lieu à de multiples réactions, même sur le site de cyberpresse. Comme à l'habitude, je me réserve le mot de la fin, c'est-à-dire de commenter les commentaires sur mon papier. Je publierai donc mes réponses aux commentaires sur ce site vers le milieu ou la fin de la semaine. Quoiqu'il en soit, je reproduit tout de même les commentaires laissés sur cyberpresse. Les personnes intéressées peuvent consulter le texte originale ci-bas ou dans sa version originale accompagnée des commentaires sur: http://www.cyberpresse.ca/article/20060127/
CPOPINIONS01/60127160/5288/CPOPINIONS
Voici donc les commentaires tirés du lien précédent:
Pierre S. Lefebvre
Les Québécois peuvent voter et éliminer un parti politique avec des intérêts dissociés de ceux de son électorat. Les libéraux ne recrute pas plus de 10% des électeurs francophones. Ils auront toute une côte à remonter la prochaine fois. Je souhaite que les conservateurs auront compris ce message et offriront des conditions raisonnables et plus rapprochées de l'électorat francophone du Québec. Si non, ils devront subir le même sort.

Armand Doré
Nul ne peut nier que la dernière élection revêtait un caractère tout particulier, non pas en raison des enjeux, mais en raison des scandales qui ont mené les libéraux à la défaite, mais une défaite beaucoup moins cuisante que l'on aurait pu imaginer. Ces scandales sont venus fausser complètement les tendances réelles au Québec, tout comme dans le reste du Canada d'ailleurs. Il m'apparaît impossible d'y voir ces tendances comme étant durables. Il est reconnu que les succès que les conservateurs connaissent sont presque toujours reliés à une punition infligée aux libéraux. Il en est de même pour le Bloc qui, malgré tous ces scandales, allégués ou réels, a néanmoins accusé un recul important dans les votes exprimés. Les souverainistes en ont donc pris pour leur rhume, eux qui croyaient voguer vers une victoire fdacile. En politique, il ne faut jamais jhurer de rien. Il faudra attendre la prochaine élection, qui devrait avoir lieu au plus tard au printemps 2007, avant de pouvoir vraiment évaluer ce que sera le portrait politique au cours des prochaines années.

rod
le bloc avans les scandales avais la moitier moin de député le scandale des commandite set terminé donc le bloc a fini de surfé la dessu et il va redécendre comme avant bon débara

Charles Labrecque
A mon avis la poire est déjà coupée en plusieurs morceaux puisque le nombres de votes obtenus aux dernières élections ne représentent que seulement 27% du total des personnes habilités de voter au Québec. Ce qui laisse présager que les séparatistes sont de plus en plus raricime. Sachant que les séparatistes convaincus ont surement votés bloc en majorité pour respecter la consigne de Dieu le père,André .Alors!!!

Gilles Caron
Les québecquois sont assis dans les estrades et les conservteurs de l'ouest sont l'équipe qui joue avec la rondelle pour un but fédéraliste.

Monique Desautels
Très bon article. Les prochaines élections provinciales seront sûrement déterminantes. A mon avis, le PLQ devrait l'emporter. On a beau dire, M. Charest a très bien gouverné, les gens intelligents en conviendront aisément.Bien sûr, les syndiqués de la fonction publique voteront probablement pour le PQ, mais ils ne sont que 5000 000. Je dis probablement, car M. Boisclair a déjà annonçé qu'il n'avait pas l'intention d'ouvrir la convention collective... et de plus, ce Parti est celui qui a le plus coupé dans la fonction publique.

Paul Lafrance
Essayer de faire croire aux Québécois qu'ils sont exploités et colonisés ne peut durer qu'un temps, et ce temps semble révolu. On peut mentir à une personne tout le temps, mentir à tout le monde un temps, mais on ne peut mentir à tout le monde tout le temps. M. Duceppe et André Boisclair le savent bien, et c'est ce qui les inquiètent. Leur campagne de peur ne semble plus effrayer les Québecois.

Gérard St-Denis
Sortez de vos tours d'ivoire.Éditorialistes, professeurs, et grands spécialistes ne cessent d'interpréter les résultats des dernières élections comme si c'était la fin du Bloc et le renaissance de Jean Charest.Sortez de vos bureaux, et aller parler avec les gens ordinaires...Cessez de rêver. La réélection de Monsieur Charest n'est pas faite. Vous savez bien que c'est le pire gouvernement au Québec depuis des décennies. Les gens sont trop intelligents pour réélire un personnage aussi faible qu'incompétent qui s'embourbe d'une gaffe à l'autre.Le fédéralisme canadien est une faillite pour le Québec. Ce n'est pas parce que Monsieur Harper va permettre un siège au Québec à l'UNESCO, ou qu'il va redonner un peu plus d'argent aux provinces que le problème est réglé.Je suis content cependant de voir que les conservateurs ont une vision plus intelligente et plus réaliste du fédéralisme que celle des libéraux.... Ça ne peut qu'être profitable à tout le monde.Mais pour la réélection de Monsieur Charest, on en parlera. Avec moins de 28% de taux de satisfaction, on a beau être fédéraliste, libéral, ça prends plus que ça pour se faire réélire. Bonne chance aux rêveurs.

guy poulette
Je trouve pathétique la facon dont les québécois se comportent aux urnes. D'une part, je prédis une victoire du parti Québécois, et une autre défaite, si il y a lieu, au prochain référendum. D autre part, les Québécois vont se délusionner assez vite de M. Harper. Alors, ou est-ce que l on s 'en va? Nulle part... Comme depuis 10-12 ans. Pourquoi parce que nous sommes immatures, nous avons peur de nous séparer et nous agissons commme lorsque notre conjoint est infidèle, nous voulons donner une chance au fédéralisme qui , manisfestement, ne fonctionne pas...
Je tiens à remercier toutes les personnes qui daignent laisser un commentaire, positif ou négatif, tant qu'il demeure respectueux. Vous avez compris qu'il ne sert à rien de tirer sur le messager et qu'il est beaucoup plus honorable de s'attaquer aux idées. À votre tour, ceci vous honore.

Saturday, January 28, 2006

Couper la poire en trois

La valse hésitation québécoise entre souveraineté et fédéralisme devra prendre fin aux prochaines élections provinciales

MATHIEU LABERGE
Professeur au Collège Gérald-Godin et détenteur d’une maîtrise en économie internationale de l’Université de Nottingham, en Angleterre.

En renvoyant à Ottawa sensiblement le même nombre de députés souverainistes et fédéralistes qu’il y avait avant la dissolution de la Chambre tout en divisant les forces fédéralistes entre conservateurs et libéraux, les électeurs québécois ont en quelque sorte coupé la poire en trois lundi dernier. Ce faisant, ils ont également réservé leur jugement sur l’outil, souveraineté ou fédéralisme, qu’ils entendent utiliser dans l’avenir pour défendre leurs intérêts. Mais cet arbitrage ne saurait tarder et il s’annonce impitoyable pour le Bloc Québécois dont la pertinence sera remise en doute, peu importe sous quel drapeau se rangeront les Québécois.


Fédéralistes divisés, souverainistes isolés
En cantonnant plus de la moitié de sa députation fédéraliste dans les banquettes de l’opposition, le Québec s’est privé d’une influence indispensable à la représentation de ses intérêts auprès du parti gouvernemental. Pour la première fois, il se retrouve pratiquement évacué des pôles décisionnels du gouvernement fédéral. Effectivement, le PLC a pu compter sur une concentration des députés québécois fédéralistes en son sein tout au long de son règne. Or, les conservateurs ne peuvent prétendre à une représentation aussi significative et l’élection de 2006 pourrait bien rester gravée dans les mémoires comme étant celle où l’influence du Québec aura été réduite à peau de chagrin.

Cette nouvelle donne ne va pas sans questionner le rôle que jouera désormais le Bloc Québécois à la Chambre des Communes, alors qu’il ne disposait déjà d’aucun pouvoir effectif et d’une influence pour le moins limité avant le 23 janvier. S’il est vrai que la délégation bloquiste demeure imposante, elle s’est néanmoins retrouvée charcuté tant en termes de nombre de sièges que de suffrages. Ce déclin constitue une raison de plus pour Stephen Harper, qui a déjà annoncé son intention de travailler directement avec le gouvernement Charest, de faire fi des revendications de Gilles Duceppe. Et comme pour parachever l’isolement du clan souverainiste, André Boisclair s’est « peinturé dans un coin » en luttant corps et âme avec le Bloc Québécois pour réclamer une estimation chiffrée du déséquilibre fiscal. Advenant une victoire péquiste aux prochaines élections provinciales, il y a fort à parier que les tories montreront peu d’empressement à collaborer avec le chef péquiste.


Le moment de vérité
Tant que la députation québécoise se trouvait bien représentée des deux côtés de la Chambre, la situation était idéale : le Québec bénéficiait du meilleur des deux mondes! Toutefois, avec un parti ministériel où la présence québécoise est minimale et des partis souverainistes exclus des cercles décisionnels fédéraux, les intérêts québécois se retrouvent gravement dilués. Du concept abstrait d’isolement culturel et social du Québec omniprésent dans la rhétorique indépendantiste, on est passé à une ghettoïsation politique bien réelle. Cette situation, issue de la position mi-figue, mi-raisin adoptée par les Québécois, ne pourra perdurer indéfiniment. Plus tôt que tard, il faudra mettre fin à la valse hésitation québécoise et faire un choix stratégique entre souveraineté et fédéralisme.

L’échéance toute désignée pour trancher ce dilemme pourrait bien être la prochaine élection provinciale. Deux options s’offriront alors aux électeurs : soit les Québécois éliront le Parti Québécois et s’affèreront à réaliser la souveraineté aussitôt que possible, rendant obsolète l’existence du Bloc Québécois. Soit ils valideront l’alliance Harper-Charest en réélisant le PLQ. Cette alternative implique incontestablement de faire le pari du fédéralisme d’ouverture et d’envoyer à Ottawa une forte délégation conservatrice du Québec dès l’élection fédérale suivante dans l’espoir d’un recentrage du Parti conservateur vers un conservatisme fiscal assorti d’un progressisme social plus proche des valeurs traditionnelles du Québec. Dans un cas comme dans l’autre, la pertinence du Bloc Québécois sera rudement éprouvée.
Une leçon claire
Quoi qu’il en soit, il y a une leçon claire à tirer du signal lancé le 23 janvier par les électeurs: les Québécois ont accepté d’accorder aux conservateurs une période d’essai, quitte à retourner le produit s’il fait défaut. Stephen Harper disposera donc d’au plus deux ans pour les convaincre d’adhérer au fédéralisme d’ouverture qu’il propose et de se joindre à ses troupes. Après cette phase de mise à l’épreuve bien légitime, une décision finale devra toutefois être rendue sur la poursuite de cette expérience du fédéralisme renouvelé, sans quoi l’affaiblissement des positions québécoises sera irrémédiable.


Écrivez-nous:

Friday, December 30, 2005

Ralph Goodale doit démissionner | Ralph Goodale must resign

Alors que la campagne électorale fédérale roule au ralenti à l'occasion de la pause des fêtes de fin d'année, voilà que la Gendarmerie Royale du Canada lance un pavé dans la mare en ouvrant une enquête criminelle sur de prétendus crimes d'initiés au Ministère des Finances du Canada. On craint que l'activité anormalement élevé enregistrée à la Bourse de Toronto, à la veille de l'annonce d'un énoncé économique du Ministre des finances, ait été causé par une fuite. Si tel est le cas, des individus auraient pu bénéficier d'informations privilégiées pour tirer profit des annonces du Ministre Goodale.

Outre le jeu des partis d'opposition qui vise à faire mal parraître le Parti Libéral, il est primordial que le Ministre Goodale démissionne de ses fonctions, au moins le temps de l'enquête criminelle. Même si le ministre n'a pas coulé les informations privilégiées, il est responsable de l'action de employés de son ministère. Sa démission, même temporaire, aurait pour effet de réaffirmer la nécessaire indépendance des marchés face aux faveurs politiques. Dans le cas contraire, les investisseurs canadiens seraient tout à fait justifiés de questionner l'intégrité de leur marché financier. Il va sans dire que les répercussions à long terme de tels doutes pourraient être importantes.
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As the federal elections are going slower during the holidays, the Royal Canadian Mounted Police announced a criminal investigation on alleged financial crimes at the Department of Finance. It is believed that the abnormal activity on the Toronto Stock Exchange, on the eve of an economic announce by the Ministry of Finance, might have been caused by a leakage of information. If those suspicions are real, individuals may have made profits from Ralph Goodale's announce.
Even ignoring the political games, it is clear that Mr Goodale must resign, at least temporarily during the investigation. Even though Mr Goodale has not leaked the information himself, he is still accountable for all the employees under him. His resignation, even limited in time, will affirm the necessary independance of the markets from the politics. Without Goodale's resignation, Canadians will be justified to question the integrity of their financial market. It is unecessary to say that those question will have long term implications.

Sunday, December 25, 2005

Joyeux Noël et Bonne Année 2006 | Merry Christmas and Happy New Year

Bonjour à toutes et à tous!
Quelques mots pour vous souhaiter une très joyeux Noël et une bonne année 2006! Pour les canadiens, que la nouvelle année nous apporte un meilleur gouvernement et pour mes amis de partout ailleurs, je souhaites vous revoir très bientôt. Faites attention à vous, meilleurs voeux à vos amis et à votre famille!
Matt
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Hello all!
Just a few words to wish you a Merry Christmas and a Happy New Year! To my Canadian friends, may the Year 2006 brings us a better government and to all my friend from around the world, I wish we'll meet again very soon. Take good care and give my best wishes to your friends and family!
Matt